Syndrome de Gilles de la Tourette
Écrit par Mon pharmacien Mardi, 14 Juillet 2009 11:28
Georges GILLES DE LA TOURETTE
Né en 1857 dans la Vienne, Georges Gilles de la Tourette devint, après des études de médecine effectuées à Poitiers, chef de clinique de Charcot, puis agrégé de Fulgence Raymond, successeur de ce dernier à la Salpetrière. A la suite du décès de son maître Charcot, puis de son propre fils, ainsi que d’un incident qui vit une de ses anciennes malades prétendre avoir été soumise à une hypnose contre son gré, Gilles de la Tourette commença à  alterner états dépressifs et accès hypomaniaques. En 1902, devant l’aggravation de son état, il est démis de ses fonctions universitaires, puis interné à Lausanne dans une clinique psychiatrique dans laquelle il devait mourir en 1904, à l’âge de 47 ans.
Dans la suite de l’enseignement de Charcot il fit de nombreuses publications sur l’hystérie et l’hypnose. Il publia notamment une biographie de la supérieure du monastère de Loudun, célèbre au XVII ème siècle par ses « possédées ».
C’est en 1885 qu’il décrivit la maladie des tics convulsifs qui devait porter son nom.
(D’après Wilkipedia.org)
Dans la suite de l’enseignement de Charcot il fit de nombreuses publications sur l’hystérie et l’hypnose. Il publia notamment une biographie de la supérieure du monastère de Loudun, célèbre au XVII ème siècle par ses « possédées ».
C’est en 1885 qu’il décrivit la maladie des tics convulsifs qui devait porter son nom.
(D’après Wilkipedia.org)
Epidémiologie
Le nombre de cas donné dans une population donnée à un moment donné, la prévalence, est estimée à 1 pour 2 000. Cette prévalence passe à 1 pour 200 si on y inclut les formes mineures, tics transitoires ou chroniques. Cette prévalence est également liée à l’âge, beaucoup plus chez l’enfant (5 à 30 pour 10 000) que chez l’adulte (1à 2 pour 10 000), ainsi qu’au sexe (3 à 5 fois plus de garçons que de filles). Par contre ce syndrome atteint largement la plupart des groupes raciaux et ethniques.
Description clinique et diagnostic
Les caractéristiques essentielles du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) sont constituées par des tics moteurs multiples associés à un ou plusieurs tics vocaux, indépendants ou simultanés. En général cette maladie débute vers 6/7 ans par des tics faciaux suivis quelques semaines ou mois plus tard par des tics vocaux ; le plus souvent cette affection décroît à partir de la vingtième année.
Ce sont souvent les enseignants qui, les premiers notent le comportement particulier de l’enfant atteint de ce syndrome : clignement d’yeux, grimace, crispation de la bouche, haussement d’épaules. Ces tics peuvent devenir plus complexes : s’accroupir, tourner sur soi-même, revenir sus ses pas.
Les tics vocaux apparaissent également, simples : grognements, glapissements, aboiements, reniflements, claquements de langue, ou plus complexes : énonciation d’obscénités (coprolalie), répétition de mots ou de syllabes prononcées par la personne malade (palilalie) ou par une autre personne (écholalie).
Ce sont souvent les enseignants qui, les premiers notent le comportement particulier de l’enfant atteint de ce syndrome : clignement d’yeux, grimace, crispation de la bouche, haussement d’épaules. Ces tics peuvent devenir plus complexes : s’accroupir, tourner sur soi-même, revenir sus ses pas.
Les tics vocaux apparaissent également, simples : grognements, glapissements, aboiements, reniflements, claquements de langue, ou plus complexes : énonciation d’obscénités (coprolalie), répétition de mots ou de syllabes prononcées par la personne malade (palilalie) ou par une autre personne (écholalie).
Troubles associés
D’autres troubles peuvent être associés au symptôme de Gilles de la Tourette : des troubles obsessionnels compulsifs (TOC), expression souvent d’un besoin de perfection ou d’une recherche de symétrie ; des automutilations peuvent être également observées (se cogner la tête, se lacérer la peau, se frapper le corps ou le visage, se précipiter vers un obstacle…). On trouve également chez les patients atteints du syndrome de Gilles de la Tourette un syndrome trouble hyperactivité / déficit attentionnel (THADA) en assez grande importance (de 20 à 90 %) selon les études, alors que seulement 3 à 6 % des enfants d’âge scolaire sans SGT en sont atteints.Des relations sociales difficiles, des sentiments de démoralisation, de honte, de tristesse s’installent souvent chez le malade. La peur du rejet social ou d’émettre des tics en société perturbe évidemment leur vie et leur fonctionnement social.
Tous ces troubles associés entraînent des comportements perturbateurs, de l’impulsivité, voire de l’immaturité sociale. Ainsi que pour les sujets scolarisés, des difficultés dans les relations interpersonnelles et dans leurs progrès scolaires.
Diagnostic différentiel
Le syndrome de Gilles de la Tourette doit être distingué d’un certain nombre de maladies produisant des tics (maladies infectieuses, intoxications pharmacologiques, maladie de Huntington, affections chromosomiques, schizophrénie, autisme, syndrome avec déficit intellectuel…).Etiologie
La cause de cette maladie n’est à ce jour pas complètement élucidée. On s’oriente de plus en plus vers l’implication d’un gène. D’autres facteurs ont été évoqués, quoique plus discutés : risques gestationnaires ou prénataux, exposition aux androgènes ou à la cocaïne, infections récurrentes à streptocoques.La maladie se traduit par un dysfonctionnement biochimique dans les noyaux gris centraux du cerveau. Le dérèglement d'un ou de plusieurs neurotransmetteurs, dont notamment la dopamine serait en cause. Pour d’autres chercheurs ce dysfonctionnement se produirait dans le lobe frontal du cerveau, région impliquée dans l’autocontrôle et l’inhibition de nos comportements, ainsi que dans la planification de nos actions.
Evolution
Débutant dans l’enfance, les troubles peuvent durer toute la vie, avec des périodes de rémission durant de plusieurs semaines à quelques années. Cependant dans la plupart des cas, la fréquence et la sévérité des manifestations diminuent à l’adolescence et à l’âge adulte. Dans d’autres cas, les symptômes disparaissent totalement à l’âge adulte, mais ils peuvent aussi dans quelques cas empirer. Aucun diagnostic ne peut hélas prévoir telle ou telle évolution.Traitement et prise en charge
Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement susceptible d’aboutir à une guérison ; seuls peuvent être utilisés des traitements susceptibles d’atténuer les diverses manifestations. Si la plupart des enfants présentant des tics légers peuvent se passer de traitement, ce dernier devient indispensable lorsque les tics sont importants entraînant un état désolant dans sa vie sociale à l’école ou à la maison. Le médecin prescrira en fonction de la gravité des tics et de l’état psychologique de l’enfant des agonistes dopaminergiques, des neuroleptiques classiques.D’autres thérapeutiques pourront corriger les troubles obsessionnels compulsifs (amoxétine) ou les troubles hyperactif/déficit attentionnel (ritaline).
Cependant ces traitements doivent être mis en place avec beaucoup de précautions et seulement en cas de nécessité compte tenu de leurs effets secondaires. La ritaline par exemple peut augmenter les tics d’une façon occasionnelle.
Cependant dans les cas ou la maladie devient invalidante pour la vie sociale du patient il est important d’assurer un soutien social au patient, assorti d’une dédramatisation. Des psychothérapies traditionnelles avec prise en charge régulière par la même équipe sont indispensables ; une thérapie comportementale (relaxation, modification des habitudes…) sera également d’un grand intérêt.
Enfin un recours aux associations de malades, par le soutien et l’information qu’elles donneront aux familles, notamment dans les problèmes de scolarisation ou les programmes d’aide sera particulièrement utile à l’entourage du patient
Henri RAMUZ
DSM-IV-TR (Diagnostique et statistique des troubles mentaux) – Masson éditeur.
Tics et syndrome de Gilles de la Tourette, Jean-luc Houeto et Pauline Gré – Service de nosologie, CHU de Poitiers.
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Mardi, 14 Juillet 2009
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