Les premiers secours : un acte citoyen !

N’importe quel citoyen témoin d’un arrêt cardiaque peut être amené à utiliser un défibrillateur automatisé externe pour sauver une vie. Depuis mai 2007, la législation autorise tout un chacun à se servir de ces appareils qui étaient jusque là réservés à quelques professionnels de santé. Qu’en est-il aujourd’hui dans la réalité des faits ? Votre entreprise, votre mairie, votre centre sportif… disposent-ils, dans le cadre de sa réglementation, de ce petit appareil dont votre survie ou celle de l’un de vos proches pourrait dépendre un jour ?

Une urgence absolue

L’arrêt cardiorespiratoire évolue très rapidement vers la mort si rien n’est fait. Les chances de survie après un arrêt cardiaque diminuent de 7 à 10 % chaque minute. A chaque minute qui passe sans activité cardiaque, la victime perd 10 % de son tissu cardiaque et après 3 minutes d’inactivité, le cerveau a déjà subi des dommages irréparables.
Actuellement en France, le taux de survie sans séquelles après une mort subite de l’adulte est de 2 à 5 %, contre 30 à 50 % dans les pays ayant opté pour le « Public Adress Défibrillation ». Aussi, l’Académie nationale de médecine préconise la large diffusion de ces défibrillateurs automatiques externes dans tous les centres commerciaux, gares, pharmacies, centres sportifs… De plus, une loi tendant à généraliser l’accès à ces appareils en rendant obligatoire l’équipement en défibrillateurs dans certains lieux publics devrait voir le jour. Toutefois, assumer financièrement l’achat de l’appareil reste un frein majeur tant pour le secteur public que privé. L’association RMC/BFM, qui a lancé une grande campagne de sensibilisation destinée à promouvoir l’installation de défibrillateurs dans les lieux publics mais aussi dans les entreprises, souligne ce point épineux et l’importance de trouver rapidement des solutions. Cette association œuvre pour l’information en matière d’action médicale d’urgence et pour sensibiliser les citoyens à l’utilisation simple mais vitale des défibrillateurs. Elle se bat pour que l’équipement devienne obligatoire, gratuit et accessible au plus grand nombre et que des formations à leur usage soient dispensées (pour plus de renseignements consulter leur site www.associationrmcbfm.fr). 
Face à cet enjeu de santé publique, l’objectif de PharmaVie est d’équiper en 2009 l’ensemble des officines de l’enseigne de défibrillateurs automatiques afin de répondre à ce besoin primordial qui apostrophe le pharmacien à double titre : celui du professionnel de santé et celui d’un lieu de proximité stratégique. En effet, pour de nombreux français, la pharmacie se situe à 3 minutes du domicile. En France, on compte 200 morts par arrêt cardiaque par jour. Or, afin d’augmenter les chances de survie, la défibrillation doit être réalisée dans les 5 minutes suivant l’accident.


Une utilisation simple mais vitale

L’arrêt cardiaque par fibrillation se traduit par un trouble du rythme cardiaque et des contractions chaotiques du cœur qui se trouve dans l’incapacité de pomper correctement le sang et d’irriguer correctement les organes. La défibrillation consiste à délivrer un courant électrique dans le cœur (en attendant les secours : appel vers le 15, le 18 ou le 112) qui  peut permettre à celui-ci de reprendre un rythme normal. Pratiquement, il convient d’allumer l’appareil à usage externe, de suivre ses instructions pour poser les électrodes sur la cage thoracique du patient. L’appareil effectue l’analyse du pouls, mesure et enregistre le rythme cardiaque de la victime sans aucune intervention humaine, puis décide seul de délivrer ou non le choc. Tout au long de la procédure, il accompagne lui-même sa bonne manipulation afin d’écarter le risque d’erreur humaine. Même utilisé par des personnes profanes, il peut sauver bien des vies car la règle qui prévaut en la matière est toujours « au plus vite, au mieux ». Les secours mettant entre 10 à 15 minutes pour se rendre sur les lieux, commencer une réanimation et avoir de plus la possibilité d’utiliser un défibrillateur automatisé externe au cours des 3 à 4 premières minutes peuvent donner à la victime 60 % de chance s’en sortir. Si la formation du témoin est importante puisqu’elle multiplie les chances de survie, n’oublions pas que le meilleur réanimateur reste le premier témoin, formé ou non, mais équipé d’un défibrillateur !



France Subervie

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