Hépatite C
Mise à jour le Dimanche, 12 Juillet 2009 08:31 Écrit par Mon pharmacien Vendredi, 10 Juillet 2009 13:39
Qu’est-ce qu’un test de dépistage positif pour l’hépatite C ?
Un test de dépistage de l'hépatite C positif signifie que le laboratoire a détecté dans le sang des anticorps contre le virus de l’hépatite C (appelé VHC).
Ces anticorps sont la trace d’une rencontre avec le virus mais ne permettent pas de savoir si le virus est toujours présent (et donc si l’on a ou non une hépatite C). On parle alors de sérologie positive pour le VHC.
Il peut s’agir d’une hépatite C.
L’hépatite C est une inflammation du foie qui nécessite un bilan et un suivi médical.
Et maintenant,que dois-je faire ?
Il est important de consulter son médecin traitant ou le médecin qui a prescrit le test de dépistage.
Il prescrira alors des analyses pour contrôler le premier résultat de dépistage (la recherche d’anticorps) et rechercher le virus VHC dans le sang (virémie). Ces examens sont remboursés entièrement par la Sécurité sociale.
A quoi sert le foie ?
Le foie intervient dans la plupart des fonctions de notre organisme : il filtre le sang et élimine les toxines, il intervient dans l'utilisation des réserves d'énergie, dans la digestion et dans la coagulation du sang. Ses fonctions peuvent être perturbées par l’hépatite.
Avec une hépatite C, suis-je vraiment malade ?
Souvent, on ne ressent rien, car l'hépatite C chronique évolue “silencieusement". Parfois, on se sent malade (fatigue importante, inhabituelle et prolongée, nausées, problèmes de peau, douleurs musculaires ou articulaires, etc.).
Cependant, l'hépatite C peut évoluer vers des complications, même si l’on se sent bien. C'est pourquoi, plus tôt on consulte un médecin, meilleures sont les chances d’éviter des complications.
Comment ai-je pu être contaminé(e) ?
La transmission du VHC se produit par le contact du sang d'une personne infectée avec le sang (ou une lésion) d'une personne non infectée, soit directement, soit indirectement par l'intermédiaire d'aiguilles, instruments, objets coupants souillés. La contamination a pu se produire il y a longtemps.
Les circonstances possibles d’une contamination sont nombreuses.
Avant 1992 :
Par transfusion ou administration de dérivés sanguins qui a pu survenir du fait :
— d’une intervention chirurgicale importante, en particulier pendant l'anesthésie : pontage sur le coeur ou des vaisseaux ; prothèse de la hanche ou du genou ; intervention sur le tube digestif, les poumons, en neurologie, gynécologie, obstétrique, etc. ;
— d’une hémorragie digestive, d’un accouchement difficile, d'une hospitalisation à la naissance
ou pour une maladie grave dans l'enfance.
Par une greffe (d'organe, de tissu, de cellule ou de moelle osseuse).
Avant 1997 :
Lors de soins, lorsqu'un matériel insuffisamment décontaminé a été utilisé (lors d'une endoscopie avec biopsie, par exemple).
Quelle que soit la date et encore actuellement :
Lors d’usage de drogues par voie intraveineuse ou nasale, même une seule fois, du fait du partage de matériel d’injection ou de préparation.
Par tatouage, piercing, épilation électrique ou par tout acte utilisant un objet souillé par du sang infecté
et qui perce la peau.
Par le partage d’objets de toilette pouvant être en contact avec le sang (brosse à dents, rasoir, etc.) lorsqu’on
vit avec une personne porteuse du virus de l’hépatite C.
Lors de la grossesse, par transmission du virus de la mère atteinte d’hépatite C au bébé.
Qui va pouvoir me soigner, m’aider ?
Pour se soigner, il est nécessaire de se faire suivre par son médecin traitant et, si besoin par un médecin spécialiste.
Ce suivi peut être pris en charge à 100 %.
En ville, le médecin généraliste, choisi comme médecin traitant par le patient, peut suivre celui-ci s’il est atteind d’hépatite C et faire le lien avec un spécialiste gastro-entérologue libéral ou hospitalier.
A l’hôpital, plus d'une centaine de services en France ont des médecins spécialistes pouvant prendre en charge les personnes atteintes d'hépatite C pour traiter en particulier les malades présentant des formes sévères ou compliquées. Trente et un centres hospitalo-universitaires (CHU) disposent d'un service spécialisé en hépato-gastroentérologie, appelé pôle de référence hépatite C.
Les « réseaux de soins villehôpital hépatite C » ont été créés pour faciliter les échanges entre les professionnels de santé concernés (médecins généralistes et spécialistes, praticiens hospitaliers, infirmières, psychiatres, psychologues,pharmaciens, kinésithérapeutes, assistantes sociales) et mieux répondre aux besoins des malades.
Documents à télécharger : Hépatite C du dépistage au traitement
Les nombreuses associations de patients apportent des informations ainsi qu'un accompagnement avec écoute et soutien aux personnes atteintes d'hépatite C et à leur entourage.
Pour toute information, contactez
Hépatites Info Service :
0 800 845 800 (appel anonyme et gratuit, de 9h à 23h, 7 jours sur 7)
SOS hépatites Fédération :
03 25 06 12 12 (de 14h à 20h)
La liste des associations est disponible dans les livrets Hépatite C du ministère de la Santé, de l’Assurance maladie et de l’INPES, auprès des pôles de référence, sur le site Internet du ministère de la Santé, sur le site de la FNPRRH.
Sites Internet
Ministère de la Santé :
http://www.sante.gouv.fr
rubrique “Dossiers par ordre alphabétique: Hépatite C”
Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) :
http://www.inpes.sante.fr
Fédération nationale des pôles de référence et réseaux hépatites (FNPRRH) :
http://www.fnprrh.com
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