« J’ai mal partout, … et on me dit que c’est dans la tête ! »

Christine a 45 ans. Elle est ébéniste depuis 25 ans. Le bois ? Un gagne-pain bien sûr, une passion aussi. Contrainte et forcée, elle s’en est pourtant détournée durant de nombreux mois. C’était il y a deux ans. De l’extérieur, elle ne laisse rien paraître. Pourtant, elle est malade. Elle souffre de fibromyalgie, une affection aux multiples visages dont la prise en charge est qualifiée de « difficile » par l’Académie nationale de Médecine elle-même. L’OMS pour sa part, en est toujours à la considérer comme une maladie à la fois de l’appareil locomoteur et psychiatrique !

L’impact de l’alimentation

Nomadisme médical, traitements multiples et parfois contradictoires… Christine a suivi le parcours classique de ces patients en souffrance, face auxquels un grand nombre de cliniciens demeurent circonspects. Elle n’a reçu aucune réponse de fond. Et cela d’autant moins que les bilans biologiques classiques, les examens radiologiques affichaient  « mention bien », voire « très bien ». Déconcertant. Décourageant. « Pourtant »  dit Christine « j’étais tellement malade que je ne pouvais plus sortir de chez moi, je ne pouvais plus rien faire. J’en étais à un stade critique, tant sur le plan social que mental, puisque l’on ne trouvait pas de médicaments susceptibles d’arrêter la douleur. J’avais l’impression de  brûler vive. Rien ne me calmait. »
Aujourd’hui, l’incendie semble maîtrisé. La maladie est certes toujours là. Mais les douleurs sont comme apprivoisées. Un véritable bouleversement, né d’une rencontre avec un médecin micronutritionniste qui a tout simplement commencé par… le commencement. A savoir, par  remettre de l’ordre dans l’assiette de sa patiente, donc dans son organisme. Voilà qui mérite explication.
D’une manière générale, le médecin micronutritionniste cherche d’abord à déterminer l’impact des choix alimentaires de son patient sur son organisme. En d’autres termes, si son alimentation est adaptée à ses besoins, à son mode de vie… Tout commence, comme pour Christine, par un interrogatoire approfondi : questionnaire alimentaire d’abord, du classique. Puis un autre où, à première vue, la variété des questions étonne : vous sentez-vous fatigué(e) ? Eprouvez-vous des difficultés à vous motiver ? Avez-vous la peau sèche ? Les ongles cassants ? Les jambes lourdes ? Vous sentez-vous irritable ? Etes-vous plus attiré(e) par le sucré en fin de journée ? Avez-vous des difficultés à faire de nouveaux projets ? Et ainsi de suite… A travers ces interrogations, l’objectif est de recueillir un maximum d’informations sur les habitudes alimentaires et sur de nombreux petits signes quotidiens souvent négligés. Ces symptômes lorsqu’ils sont fréquents, nombreux et associés, traduisent souvent des déficits en micronutriments. Saviez-vous par exemple, que le fait d’être attiré(e) par le sucré en fin de journée, traduisait un déficit  en sérotonine ?

Le système digestif
Selon le contexte, le médecin micronutritionniste prescrira ensuite un bilan biologique approfondi. Une véritable plongée au cœur de vos réserves cellulaires, pour compléter les analyses de sang habituelles. Lorsque les résultats laissent apparaître des déséquilibres importants, le conseil alimentaire sera associé à une prescription de compléments de micronutrition. L’approche est fine, personnalisée. Et pour cause. Chacun de nous est unique. C’est justement cette interaction entre notre patrimoine génétique et notre alimentation qui fait que nous digérons, tolérons, assimilons, fabriquons et métabolisons à notre façon. C’est pourquoi le médecin micronutritionniste se penche d’abord sur le système digestif. Ceci est également vrai, si son patient souffre de troubles fonctionnels (douleurs, fatigue chronique…) ou de fibromyalgie, à l’image de Christine. Comme l’explique le Dr Laurence Benedetti : « L’écosystème intestinal est au centre de tout. Pour traiter un fibromyalgique ou un malade souffrant de fatigue chronique, on traite en priorité l’intestin, qui la plupart du temps ne va pas bien : ballonnements, douleurs abdominales… ». Explications : les intestins sont une zone d’échange et contribuent à une bonne assimilation des nutriments et des micronutriments lorsqu’ils fonctionnent bien. C’est un véritable filtre. En revanche lorsque vous ne tolérez pas certains aliments, ou si vous prenez fréquemment des antibiotiques, ou encore en cas de stress intense, votre filtre se transforme en passoire. Avec à la clef, des déficits en vitamines, en minéraux et parfois des pathologies à distance. C’est pour cela qu’il faut penser systématiquement à l’intestin devant une fibromyalgie, avec son cortège de douleurs articulaires, musculaires, de signes de fatigue et autres…

Le traitement de fond

Le médecin micronutritionniste ne s’arrête pas à une simple restauration de la fonction intestinale, même si elle est essentielle ; il veille également au trio dopamine-noradrénaline-sérotonine. Le métabolisme de ces neuromédiateurs vitaux est en effet largement sous l’influence de notre alimentation, plus précisément de nos apports en protéines, tirées des viandes et des poissons. Une véritable diététique du cerveau se met alors en place, au sein de laquelle l’équilibre des fameux acides gras oméga 3 occupe aussi une place centrale. Viandes, poissons, fruits, légumes, huiles de colza ou de noix pour les oméga 3… rien de bien révolutionnaire direz-vous. Encore faut-il avoir conscience que le fait de manger sainement n’éloigne pas pour autant les risques de carences en vitamines et autres minéraux. Ce serait trop simple.
La micronutrition propose en quelque sorte, un traitement de fond, y compris chez les patients souffrant de troubles fonctionnels, d’un syndrome de fatigue chronique ou de fibromyalgie. Pour Christine, cette stratégie a fonctionné. La micronutrition dans un premier temps m’a fait sortit la tête de l’eau, avec un traitement allopathique à côté. « C’est un traitement de fond », reprend Laurence Benedetti. « Dans le cadre de la fibromyalgie, je conserve leur traitement médical. Ce que l’on fait en micronutrition, c’est un accompagnement de la prise en charge. Améliorer la qualité de vie de son patient, tout en diminuant progressivement les médicaments, voilà l’objectif. »

La complémentation personnalisée n’a de sens que si elle s’intègre à une adaptation des habitudes alimentaires : c’est le duo gagnant de la micronutrition. Pour en savoir davantage, visitez le site de l’Institut européen de Diététique et de Micronutrition, l’IEDM. Ou contactez le 0810 004 336.

David Picot
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