Prévention du cœur et des vaisseaux
Écrit par Mon pharmacien Mardi, 14 Juillet 2009 12:22
Depuis longtemps les pathologies cardio-vasculaires suscitent la mise au point d’une prévention efficace par des règles hygiéno-diététiques.On a beaucoup parlé du modèle alimentaire crétois qui préserve les habitants de cette île d’un taux de cholestérol élevé et améliore leur espérance de vie.
Des milliers d'études scientifiques démontrent indiscutablement que les personnes ayant une hygiène de vie irréprochable (poids idéal, alimentation équilibrée, activité physique régulière, sans tabac,...) sont beaucoup moins victimes des maladies cardiovasculaires.
La prévention
Le Programme National Nutrition Santé (PNNS), qui a été mis en place en 2001 sous l'égide du Ministère de la Santé, représente un des plus grands programmes de santé publique dans le domaine de la nutrition ; entre autres, ces conclusions, concerne les pathologies cardio-vasculaires.
Ont été définis six objectifs pour l’alimentation des Français et leur activité physique pour la prévention de ces pathologies du cœur et des vaisseaux :
1 - Manger plus de fruits et de légumes.
2 - Apporter moins de sel et plus de calcium dans l’alimentation.
3 - Réduire les apports lipidiques à moins de 35 % des apports énergétiques journaliers.
4 - Augmenter la consommation de glucides afin qu'ils contribuent à plus de 50 % aux apports énergétiques journaliers en favorisant la consommation de glucides d’assimilation lente et des aliments sources de fibres tout en réduisant la consommation des sucres simples.
5 - Réduire la consommation d'alcool.
6 - Augmenter l'activité physique dans le cadre de la vie quotidienne au moins l'équivalent d'une 1/2 h de marche rapide par jour.
Globalement cette attitude permettrait de réduire l’importance du surpoids et de l’obésité : facteur numéro 1 des pathologies cardio-vasculaires.
Pourquoi ces recommandations ?
Parce que les facteurs diététiques peuvent influencer le risque cardio-vasculaire par l'intermédiaire de plusieurs mécanismes.
L’impact sur le cholestérol sanguin
Le cholestérol joue un rôle majeur dans le processus des maladies cardio-vasculaires car il est le matériau constitutif de la plaque d’athérome. Cette fameuse plaque qui se dépose sur les artères et qui grossit au fil du temps et finit par boucher l’artère, provoquant une « attaque » ou encore un infarctus du myocarde.
Dans le sang, il existe deux fractions de cholestérol : le bon : HDL-cholestérol et le mauvais LDL-cholestérol responsable des plaques obstructives. Cela commence par l’oxydation du LDL-cholestérol qui « s’agrippe » ainsi à la paroi de l’artère et développe un micro processus thrombotique (les plaquettes s’agrègent contre la plaque et l’aide à la faire grossir).
L'athérome est un processus complexe, dans lequel l'implication des lipides prédomine : toute diminution du LDL-cholestérol ou élévation du rapport HDL/LDL freine le processus athéromateux et les pathologies cardio-vasculaires. Il y a 2 moyens de lutter contre le mauvais cholestérol et l’athériosclérose : manger convenablement les graisses qui vont permettre de diminuer le mauvais LDL-cholestérol et éviter l’oxydation du même cholestérol en consommant davantage d’aliments sources de vitamines (A, C et E) et de minéraux antioxydants.
Les graisses saturées issues des aliments d’origine animale (viande, beurre, fromages) et le cholestérol (présent dans les œufs et les abats essentiellement) élèvent la cholestérolémie. Les graisses mono-insaturées (de l’huile d’olive) et surtout les graisses poly-insaturées (des huiles végétales) abaissent la cholestérolémie. Enfin, les phytostérols contenus dans les légumineuses (haricots secs et soja) abaissent le cholestérol sanguin.
Cependant, les diètes de prévention visant essentiellement à baisser la cholestérolémie (baisse des graisses saturées et augmentation des graisses polyinsaturées) ont des effets assez modérés.
Plus récemment, des études d'intervention nutritionnelle ont démontré des résultats remarquables avec une baisse de 30 à 50 % du risque coronarien (infarctus du myocarde) et de la mortalité totale. C’est avec une alimentation enrichie en acide gras polyinsaturés oméga-3 d'origine marine (poissons gras) et enrichie en acide a -linolénique de l’huile de colza que l’on observe les meilleurs scores de prévention.
Il est donc conseillé de réduire fortement la consommation de graisses saturées d'origine laitière (beurre, crème) ou des viandes et charcuterie et parallèlement de consommer plus de poissons et de volailles, ainsi que quotidiennement des céréales, des fruits et des légumes.
Le trio « obésité - diabète - hypertension artérielle »
Ce trio est en augmentation constante dans les pays développés du fait d'une consommation calorique excessive et d'un faible niveau d’activité physique. L’hypertension artérielle est favorisée par une consommation excessive de sodium et de boissons alcoolisée. Au contraire, une alimentation plus riche en calcium (produits laitiers non gras) et en potassium (fruits et légumes) abaisse la tension artérielle, de la même façon que réduire la surcharge pondérale assure une baisse des chiffres tensionnels, souvent spectaculairement. Les fruits et les légumes apportent des fibres qui aident à réduire l’obésité. De plus, l'action antioxydante des fruits et légumes s'exerce par leur teneur en fibres solubles mais surtout par certains constituants : les phytostérols et les polyphénols. Ils luttent contre la formation des radicaux libres impliqués dans les réactions d'oxydation ; tous les végétaux contiennent des phytostérols. Les aliments qui en contiennent le plus sont les huiles ainsi que les noix et les graines. les polyphénols sont contenus en abondance dans les herbes aromatiques, les légumes colorés, le vin, le thé vert, l'huile d'olive, l'oignon et certains fruits (raisin, pomme, citron).
Par ailleurs, les acides gras poly-insaturés oméga-3 ont potentiellement un effet anti-inflammatoire (au niveau artériel), anti-thrombotique, et sans doute aussi préventif vis-à -vis de la mort subite.
Et il est fondamental de bien équilibrer le rapport oméga-6 / oméga-3 dans l’alimentation (aux alentours de 5). Aujourd'hui en France, les apports alimentaires en oméga-3 sont très insuffisants, avec un rapport moyen souvent au-delà de 10-12. Or l’apport d’oméga-6 en excédant génère des problèmes inflammatoires favorisant le vieillissement.
Quand doit-on commencer cette prévention alimentaire des maladies cardiovasculaires ?
Le plus tôt est le mieux ! Commencer les bonnes habitudes dès l'adolescence et même dès l'enfance est le plus simple. L’enfance est l’âge où l’on prend des habitudes bonnes ou mauvaises, autant qu’elles soient favorables à la santé. Puis, ces bonnes habitudes se poursuivent tout au long de la vie avec un régime équilibré comme proposé par le PNNS (peu gras, peu salé, peu sucré, riche en fruits, en légumes, en céréales). Le régime méditerranéen inclut en outre un peu de vin (1 ou 2 verres par jour) pour l’effet protecteur de ses acides taniques flavonoïques et, de l’huile d’olive riche en acides gras monoinsaturés (idéalement associée à de l’huile de colza pour la richesse en omega-3).
Que doit-on penser du vin ?
L'alcool possède par lui-même un effet favorable sur le profil lipidique en augmentant significativement la concentration de cholestérol HDL et la taille des LDL, les rendant moins oxydables. Les microconstituants non-alcooliques du vin et, à un moindre degré de la bière, ont des propriétés intéressantes, notamment antioxydantes. Par ailleurs, l'alcool diminue l'agrégabilité plaquettaire. Mais à forte dose l’alcool est délétère notamment sur les neurones et le foie. C’est une consommation modérée d’un verre à chaque repas qui assure une protection cardio-vasculaire sans majoration des autres causes de mortalité.
Citer cet article sur votre siteParce que les facteurs diététiques peuvent influencer le risque cardio-vasculaire par l'intermédiaire de plusieurs mécanismes.
L’impact sur le cholestérol sanguin
Le cholestérol joue un rôle majeur dans le processus des maladies cardio-vasculaires car il est le matériau constitutif de la plaque d’athérome. Cette fameuse plaque qui se dépose sur les artères et qui grossit au fil du temps et finit par boucher l’artère, provoquant une « attaque » ou encore un infarctus du myocarde.
Dans le sang, il existe deux fractions de cholestérol : le bon : HDL-cholestérol et le mauvais LDL-cholestérol responsable des plaques obstructives. Cela commence par l’oxydation du LDL-cholestérol qui « s’agrippe » ainsi à la paroi de l’artère et développe un micro processus thrombotique (les plaquettes s’agrègent contre la plaque et l’aide à la faire grossir).
L'athérome est un processus complexe, dans lequel l'implication des lipides prédomine : toute diminution du LDL-cholestérol ou élévation du rapport HDL/LDL freine le processus athéromateux et les pathologies cardio-vasculaires. Il y a 2 moyens de lutter contre le mauvais cholestérol et l’athériosclérose : manger convenablement les graisses qui vont permettre de diminuer le mauvais LDL-cholestérol et éviter l’oxydation du même cholestérol en consommant davantage d’aliments sources de vitamines (A, C et E) et de minéraux antioxydants.
Les graisses saturées issues des aliments d’origine animale (viande, beurre, fromages) et le cholestérol (présent dans les œufs et les abats essentiellement) élèvent la cholestérolémie. Les graisses mono-insaturées (de l’huile d’olive) et surtout les graisses poly-insaturées (des huiles végétales) abaissent la cholestérolémie. Enfin, les phytostérols contenus dans les légumineuses (haricots secs et soja) abaissent le cholestérol sanguin.
Cependant, les diètes de prévention visant essentiellement à baisser la cholestérolémie (baisse des graisses saturées et augmentation des graisses polyinsaturées) ont des effets assez modérés.
Plus récemment, des études d'intervention nutritionnelle ont démontré des résultats remarquables avec une baisse de 30 à 50 % du risque coronarien (infarctus du myocarde) et de la mortalité totale. C’est avec une alimentation enrichie en acide gras polyinsaturés oméga-3 d'origine marine (poissons gras) et enrichie en acide a -linolénique de l’huile de colza que l’on observe les meilleurs scores de prévention.
Il est donc conseillé de réduire fortement la consommation de graisses saturées d'origine laitière (beurre, crème) ou des viandes et charcuterie et parallèlement de consommer plus de poissons et de volailles, ainsi que quotidiennement des céréales, des fruits et des légumes.
Le trio « obésité - diabète - hypertension artérielle »
Ce trio est en augmentation constante dans les pays développés du fait d'une consommation calorique excessive et d'un faible niveau d’activité physique. L’hypertension artérielle est favorisée par une consommation excessive de sodium et de boissons alcoolisée. Au contraire, une alimentation plus riche en calcium (produits laitiers non gras) et en potassium (fruits et légumes) abaisse la tension artérielle, de la même façon que réduire la surcharge pondérale assure une baisse des chiffres tensionnels, souvent spectaculairement. Les fruits et les légumes apportent des fibres qui aident à réduire l’obésité. De plus, l'action antioxydante des fruits et légumes s'exerce par leur teneur en fibres solubles mais surtout par certains constituants : les phytostérols et les polyphénols. Ils luttent contre la formation des radicaux libres impliqués dans les réactions d'oxydation ; tous les végétaux contiennent des phytostérols. Les aliments qui en contiennent le plus sont les huiles ainsi que les noix et les graines. les polyphénols sont contenus en abondance dans les herbes aromatiques, les légumes colorés, le vin, le thé vert, l'huile d'olive, l'oignon et certains fruits (raisin, pomme, citron).
Par ailleurs, les acides gras poly-insaturés oméga-3 ont potentiellement un effet anti-inflammatoire (au niveau artériel), anti-thrombotique, et sans doute aussi préventif vis-à -vis de la mort subite.
Et il est fondamental de bien équilibrer le rapport oméga-6 / oméga-3 dans l’alimentation (aux alentours de 5). Aujourd'hui en France, les apports alimentaires en oméga-3 sont très insuffisants, avec un rapport moyen souvent au-delà de 10-12. Or l’apport d’oméga-6 en excédant génère des problèmes inflammatoires favorisant le vieillissement.
Quand doit-on commencer cette prévention alimentaire des maladies cardiovasculaires ?
Le plus tôt est le mieux ! Commencer les bonnes habitudes dès l'adolescence et même dès l'enfance est le plus simple. L’enfance est l’âge où l’on prend des habitudes bonnes ou mauvaises, autant qu’elles soient favorables à la santé. Puis, ces bonnes habitudes se poursuivent tout au long de la vie avec un régime équilibré comme proposé par le PNNS (peu gras, peu salé, peu sucré, riche en fruits, en légumes, en céréales). Le régime méditerranéen inclut en outre un peu de vin (1 ou 2 verres par jour) pour l’effet protecteur de ses acides taniques flavonoïques et, de l’huile d’olive riche en acides gras monoinsaturés (idéalement associée à de l’huile de colza pour la richesse en omega-3).
Que doit-on penser du vin ?
L'alcool possède par lui-même un effet favorable sur le profil lipidique en augmentant significativement la concentration de cholestérol HDL et la taille des LDL, les rendant moins oxydables. Les microconstituants non-alcooliques du vin et, à un moindre degré de la bière, ont des propriétés intéressantes, notamment antioxydantes. Par ailleurs, l'alcool diminue l'agrégabilité plaquettaire. Mais à forte dose l’alcool est délétère notamment sur les neurones et le foie. C’est une consommation modérée d’un verre à chaque repas qui assure une protection cardio-vasculaire sans majoration des autres causes de mortalité.
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