Alimentations alternatives
Écrit par Mon pharmacien Mardi, 14 Juillet 2009 12:03
Le régime méditerranéen réputé pour éviter les maladies cardio-vasculaires se base sur une alimentation riche en légumes verts et secs, fruits et salades, huile d’olive et poisson. La population du Sud-ouest de la France consomme 40 % des calories sous forme de gras, pourtant leur taux de maladies cardio-vasculaires et de cancers est très bas. C’est parce qu’il s’agit de bonnes graisses mono insaturées (issues de l’huile d’olive, des canards et des oies). Toutefois, bien d’autres coutumes alimentaires dans notre vaste monde méritent notre attention !Des insectes pour lutter contre la faim dans le monde
Pour les spécialistes du Tiers-Monde, l'usage des insectes comme source de protéines serait un bon complément alimentaire. Or, si la consommation d'insectes est courante, (au moins comme amuse-gueules, dans certaines sociétés), beaucoup de gens sont parfaitement dégoûtés a priori. Une équipe de chercheurs américains a cherché à améliorer la teneur en protéines dans le régime des Mexicains. Ils ont testé une farine très spéciale : un mélange de maïs et de farine de Tenebrio molitor (Coléoptère Ténébrionidé). Le Tenebrio molitor, ou Ver de farine, se nourrit de farines de céréales, il est un ravageur très actif de cette denrée. Les travaux ont été publiés dans Journal of Agricultural and food chemistry, non seulement cette farine mixte est un enrichissement de la ration, mais en plus le goût des tortillas en est amélioré !
C'est un fait établi que diverses variétés d'insectes ont été consommées par les hommes au cours des âges. En Australie, des peintures rupestres fort anciennes représentent des fourmis pot de miel. Ces fourmis sont encore de nos jours une friandise prisée.
En Colombie, le " caviar de Santander " est un mets particulièrement apprécié des gourmets. Il s'agit d'Hormigas culonas, ou " fourmis à gros-cul ", qui, une fois récoltées, passent vivantes à la poêle à frire. Puis on leur ôte ailes et mandibules. Ces efforts sont récompensés, aux dires des connaisseurs, par un goût exceptionnel.
En Asie, dans le moderne Japon, les larves, les nymphes et même les guêpes adultes de l'espèce Vespusa lewisi sont frites et servies dans du riz cuit et assaisonné de sucre et de sauce de soja. En Afrique, plusieurs espèces de chenilles constituent des mets de choix surtout pour la population des campagnes. De plus, ces petites bêtes possèdent des vertus nutritives tout à fait remarquables. Par exemple, l'efficacité de transformation des végétaux en protéines animales est chez les criquets cinq fois supérieure à celle des bœufs.
Davantage de protéines, pratiquement pas de graisses, des sortes de fibres avec la chitine qui n'est pas digérée, voici assurément le régime idéal !C'est un fait établi que diverses variétés d'insectes ont été consommées par les hommes au cours des âges. En Australie, des peintures rupestres fort anciennes représentent des fourmis pot de miel. Ces fourmis sont encore de nos jours une friandise prisée.
En Colombie, le " caviar de Santander " est un mets particulièrement apprécié des gourmets. Il s'agit d'Hormigas culonas, ou " fourmis à gros-cul ", qui, une fois récoltées, passent vivantes à la poêle à frire. Puis on leur ôte ailes et mandibules. Ces efforts sont récompensés, aux dires des connaisseurs, par un goût exceptionnel.
En Asie, dans le moderne Japon, les larves, les nymphes et même les guêpes adultes de l'espèce Vespusa lewisi sont frites et servies dans du riz cuit et assaisonné de sucre et de sauce de soja. En Afrique, plusieurs espèces de chenilles constituent des mets de choix surtout pour la population des campagnes. De plus, ces petites bêtes possèdent des vertus nutritives tout à fait remarquables. Par exemple, l'efficacité de transformation des végétaux en protéines animales est chez les criquets cinq fois supérieure à celle des bœufs.
Okinawa : l’alimentation pour un record de longévité
Au japon, on constate que bien que le niveau de pollution et de stress soit très élevé, les gens bénéficient de la plus longue espérance de vie au monde. Le Japon détient le record d’espérance de vie avec 84 ans pour les femmes et 77 ans pour les hommes, mais surtout celui de l’espérance de vie en bonne santé : 73 ans en moyenne ! En effet au pays du soleil levant il y a beaucoup moins de maladies cardiovasculaires, diabète, obésité, troubles de la ménopause, cancer... que dans les autres pays d’Asie mais aussi d’Occident.
Le record au Japon se situe à Okinawa (corde posée sur l’océan), l’île la plus importante de l’archipel des Ryukyu, avec 100 km de long pour 4 à 30 km de large. Le record de l’île d’Okinawa est dans son nombre de centenaires : 427 centenaires pour 100 000 habitants dont 85 % de ces centenaires sont des femmes. En France, ce chiffre est de seulement 11 centenaires pour 100 000 habitants, une différence énorme ! De plus les centenaires d’Okinawa restent en bonne santé et actifs pendant 97 % de leur vie car c’est seulement durant leurs dernières années que les maladies graves surviennent et qu’ils sont diminués. Cette capacité à rester en bonne santé ne vient pas d’un gène particulier que les Japonais possèderaient et pas nous, puisque les différents Japonais qui ont émigré vers des pays occidentaux et qui ont adopté leur mode de vie développent les mêmes problèmes médicaux que leurs compatriotes d’adoption ! On peut donc rejeter l’hypothèse de la génétique. Mais alors quel est ce secret ? En fait il y en a plusieurs et le principal vient de leur mode d’alimentation.
Cette dernière est assez équilibrée, mais aussi peu abondante, faible en apport de sucre et en matières grasses, donc faible en calories. Un principe au Japon : le “ Hara Hachi Bu ” consiste à rester toujours légèrement sur sa faim et à ne jamais se resservir. Il a été prouvé scientifiquement que les personnes qui avaient un faible apport calorique augmentaient leur espérance de vie, comparées à celles qui en avaient un excès. Les Japonais de l’île d’Okinawa consomment énormément de fruits et de légumes, aliments de densité énergétique de bas niveau.
Le soja est consommé au minimum deux fois par jour. Il contient d’importantes quantités de graisses poly-insaturées et son principal secret est sa richesse en phyto-estrogènes. Ces isoflavones sont dotées d’un fort pouvoir anti-radical libre. De plus, Celles-ci auraient des vertus préventives sur l’ostéoporose, l’apparition de certains cancers de type hormono-dépendant (cancer du sein, cancer de la prostate), 6 fois moins au Japon, et protègent aussi des désagréments de la ménopause. Le soja consommé sous forme de tofu, a aussi une action très efficace contre le mauvais cholestérol, pour tout problème cardiovasculaire.
Également, la consommation régulière de poisson et d’algues, riches en oméga 3, protège le système cardiovasculaire des japonais.Le record au Japon se situe à Okinawa (corde posée sur l’océan), l’île la plus importante de l’archipel des Ryukyu, avec 100 km de long pour 4 à 30 km de large. Le record de l’île d’Okinawa est dans son nombre de centenaires : 427 centenaires pour 100 000 habitants dont 85 % de ces centenaires sont des femmes. En France, ce chiffre est de seulement 11 centenaires pour 100 000 habitants, une différence énorme ! De plus les centenaires d’Okinawa restent en bonne santé et actifs pendant 97 % de leur vie car c’est seulement durant leurs dernières années que les maladies graves surviennent et qu’ils sont diminués. Cette capacité à rester en bonne santé ne vient pas d’un gène particulier que les Japonais possèderaient et pas nous, puisque les différents Japonais qui ont émigré vers des pays occidentaux et qui ont adopté leur mode de vie développent les mêmes problèmes médicaux que leurs compatriotes d’adoption ! On peut donc rejeter l’hypothèse de la génétique. Mais alors quel est ce secret ? En fait il y en a plusieurs et le principal vient de leur mode d’alimentation.
Cette dernière est assez équilibrée, mais aussi peu abondante, faible en apport de sucre et en matières grasses, donc faible en calories. Un principe au Japon : le “ Hara Hachi Bu ” consiste à rester toujours légèrement sur sa faim et à ne jamais se resservir. Il a été prouvé scientifiquement que les personnes qui avaient un faible apport calorique augmentaient leur espérance de vie, comparées à celles qui en avaient un excès. Les Japonais de l’île d’Okinawa consomment énormément de fruits et de légumes, aliments de densité énergétique de bas niveau.
Le soja est consommé au minimum deux fois par jour. Il contient d’importantes quantités de graisses poly-insaturées et son principal secret est sa richesse en phyto-estrogènes. Ces isoflavones sont dotées d’un fort pouvoir anti-radical libre. De plus, Celles-ci auraient des vertus préventives sur l’ostéoporose, l’apparition de certains cancers de type hormono-dépendant (cancer du sein, cancer de la prostate), 6 fois moins au Japon, et protègent aussi des désagréments de la ménopause. Le soja consommé sous forme de tofu, a aussi une action très efficace contre le mauvais cholestérol, pour tout problème cardiovasculaire.
De même, ils ont une très faible consommation d’alcool et abusent du thé vert. Les vertus du thé vert sont maintenant connues et reconnues mondialement par le corps médical moderne. Riche en anti-oxydant, polyphérols, alcaloïde, etc, il réduit les risques de cancer en agissant directement contre les agents cancérigènes et en empêchant la prolifération des cellules cancéreuses
En plus de l’alimentation, l’autre secret des centenaires de l’île d’Okinawa est l’activité physique. En effet, la plupart des habitants d’Okinawa gardent une activité physique durant toute leur vie, mais aussi une activité cérébrale en s’intéressant à de nombreux sujets et en ayant des passions qui stimulent l’attention, la concentration, la réflexion, la mémoire, etc, ce qui leur permet de garder ainsi un rôle social.
Comme on peut le voir, ces différents secrets ne sont pas extraordinaires, il s’agit tout simplement d’un mode et d’une hygiène de vie que l’on peut facilement adapter au monde occidental. À chacun de faire l’effort qu’il convient pour pouvoir profiter le plus longtemps possible et en bonne santé de sa vie !
Le végétarisme : alimentation et style de vie
Si le meilleur secret de longévité est dans l’ascétisme, on pourrait penser qu’une alimentation végétarienne reproduise ces bons effets. Le végétarisme n'est pas seulement une manière de manger ou de se nourrir, c'est aussi un style de vie de par ses implications multiples : respect de la vie animale, santé et environnement. Par définition, le végétarien ne consomme aucune chair animale (viande, volailles, charcuterie, poissons, crustacés, coquillages), mais mange généralement des sous-produits animaux (œuf, lait, fromage). Et la philosophie végétarienne prône l’équilibre et la mesure.
Pour assurer une bonne couverture des besoins en protéines, l’alimentation végétarienne doit apporter simultanément des céréales et des légumineuses. Par exemple, pour un repas idéal : semoule et pois chiche ou maïs et haricots secs, ainsi les carences en acides aminés des céréales sont compensées par les légumineuses et vice versa. Le soja peut avoir une bonne place également dans la nourriture occidentale. L’apport de produits laitiers finalise la bonne couverture en protéines et assure les besoins en calcium. Afin d'obtenir le maximum nutritionnel des fruits et légumes, la cuisson à la vapeur douce est préférable à la cuisson par ébullition. La principale réserve vis-à-vis de l’alimentation végétarienne concerne le fer. Le fer végétal est très mal absorbé. Cependant, la nature est bien faite et en dehors de situation particulière comme la grossesse ou une hémorragie, les carences en fer ne s’installent pas si facilement.
Un régime sain, varié, spécialement pauvre en graisse, mais riche en fibres et aliments complets garantit seulement le bon équilibre en nutriments. Il reste nécessaire, néanmoins, de surveiller régulièrement les valeurs sanguines du cholestérol, du sucre, des minéraux (calcium, fer, sodium) et ainsi de compenser par l’alimentation (voire des compléments alimentaires) des taux trop bas, ou de traiter des taux trop élevés.
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Un régime sain, varié, spécialement pauvre en graisse, mais riche en fibres et aliments complets garantit seulement le bon équilibre en nutriments. Il reste nécessaire, néanmoins, de surveiller régulièrement les valeurs sanguines du cholestérol, du sucre, des minéraux (calcium, fer, sodium) et ainsi de compenser par l’alimentation (voire des compléments alimentaires) des taux trop bas, ou de traiter des taux trop élevés.
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