Gestion de la ménopause

Les Lipides sont à la mode Oméga 3 par nécessité et obligation. L’huile de colza est le meilleur atout santé dans la recherche de l’équilibre des corps gras. Elle amène l’acide alphalinolénique ALA, les poissons gras deux à trois fois par semaine sont aussi des incontournables par l’apport en EPA et DHA. Si la consommation de poissons gras n’est pas suffisante, pensez à prendre comme complément de l’aliment, deux à trois capsules de

B.Concept Nutri Oméga 3+ au repas du soir ou au coucher. L’acide gras EPA est un protecteur cardiovasculaire, stimulant de l’immunité, anti-inflammatoire (douleurs articulaires), engagé dans la perte de poids. Le DHA participe aux membranes neuronales pour un meilleur équilibre émotionnel mis à mal par la ménopause et aussi aux membranes rétiniennes pour une prévention des affections de la vue liées à l’âge.
Les acides gras saturés (les viandes grasses, les charcuteries…) et les acides gras trans des produits industrialisés, préfabriqués, prédigérés sont des dangers supplémentaires qui viennent augmenter la performance à réaliser, il faut donc les réduire à outrance dans l’alimentation.

Pendant cette phase de performances que représente la ménopause, il ne faut pas oublier les micronutriments. Les vitamines, les oligoéléments, les minéraux sont parties prenantes du bon fonctionnement du corps. De nombreuses études et de nombreux experts considèrent que pour 75 % de la population, il y a une impossibilité à constituer des rations permettant d’amener les apports nutritionnels conseillés ANC au quotidien. Une complémentation en vitamines, minéraux, oligoéléments engagés entre autres dans la lutte anti-radicalaire (prévention du vieillissement) est nécessaire. B.Concept Nutri Femme et B.Concept Nutri Antioxydant participent à cette prévention.

Le magnésium est un minéral à part, fortement déficient chez la femme ménopausée, stressée par ses changements physiques et psychologiques. Il est indispensable pour l’énergie, la synthèse des protéines (renouvellement cellulaire), la gestion du stress, l’équilibre de la cellule et il participe à son niveau à la prévention de l’ostéoporose (25 % du magnésium corporel est dans l’os). Fort de ce constat, sa complémentation est souhaitée à la ménopause d’autant plus que 25 % des femmes françaises l’absorbent mal. 100 à 300 mg de magnésium élément sous forme de B.Concept Nutri Magnésium ou autre sont conseillés par jour.

Tout cela est bien mais sans un intestin performant, le meilleur conseil ne servira pas à grand-chose. Le respect de la flore intestinale est une grande règle incontournable. L’ionisation des minéraux, l’absorption des macronutriments, sont quelques unes des tâches indispensables remplies par notre intestin. Un probiotique associé à un prébiotique (B.Concept Nutri Flore) va permettre une meilleure efficacité alimentaire.
L’alimentation et les compléments alimentaires adaptés sont déterminants pour un bon équilibre de la femme à la ménopause.Plus frais, plus sain, moins cuit, plus varié, plus ancestral, bien complémenté est peut être la devise de la femme ménopausée.

Le mode de vie

Se bouger pendant cette période est important et l’activité physique est le principal outil de prévention du vieillissement. Les principaux effets de l’activité physique sont :
-         une augmentation du rendement calorique. On brûle mieux les sucres, on laisse moins fuir les radicaux libres
-         une augmentation de la sérotonine, donc un meilleur bien être
-         une fabrication d’endorphines cérébrales réduisant l’envie de manger
-         un meilleur impact hormonal : la ménopause n’affecte pas de manière significative la masse musculaire, mais provoque une redistribution de la masse graisseuse
Il faut donc pratiquer une activité physique, marche, course à pied, vélo et si des douleurs articulaires sont présentes, il faudra préconiser la natation grâce à sa décharge articulaire. Le contact avec l’eau est par ailleurs relaxant et permet une meilleure régulation du stress.
La pollution environnementale en augmentant les radicaux libres et en perturbant les hormones est à prendre en compte. Le tabac est à proscrire. Il faut privilégier la recherche d’aliments plus sains, moins chargés en pesticides, engrais, herbicides et autres.

La prévention de l’ostéoporose

Le PNNS Programme National Nutrition Santé met en avant la consommation des produits laitiers à raison de 3 par jour. C’est un premier pas, mais il ne faut pas oublier les autres sources de calcium que sont les eaux minéralisées (Contrexéville, Hépar et autres) riches en calcium et aussi en magnésium, les végétaux à branches dures, les condiments, les sardines etc.
(1) « Les acides gras oméga-3 à longues chaînes (EPA et DHA) agissent sur le métabolisme du calcium. Ils vont améliorer l’effet de la vitamine D et par conséquent augmenter l’absorption intestinale du calcium. Ils inhibent l’action des cellules qui dégradent l’os, réduisent l’excrétion de calcium et améliorent sa fixation sur l’os. Ils vont ainsi pouvoir contrer les effets de l’âge qui diminuent la capacité d’absorption du calcium. »
(2)
« Le magnésium est un élément constitutif de l’os. Il intervient dans la croissance et la minéralisation osseuse. Son action va augmenter l’activité des ostéoblastes (cellules productrices d’os) et diminuer celles des ostéoclastes (cellules destructrices d’os) et ainsi favoriser la formation de l’os. »
Les vitamines D et K sont également engagées dans la prévention et l’accompagnement de l’ostéoporose. Les hormones en sont les principaux outils utilisables mais beaucoup controversées à l’heure actuelle.

 

Les Phytoestrogènes

Les phytoestrogènes appartiennent à la classe des Polyphénols. Les molécules retenues par l’AFSSA sont des isoflavones, isoflavanes, coumestanes, flavanones, chalcones, stilbènes et entérolignanes (dont les précurseurs sont des lignanes). Dans les dix dernières années, plus de 300 substances naturelles et 600 plantes ont été décrites comme se liant aux récepteurs des estrogènes. Nous avons sur le marché de la ménopause plusieurs produits utilisant telle ou telle substance polyphénolique à action  phytoestrogénique vis-à-vis des bouffées de chaleur et de la prévention de l’ostéoporose. Très proches des oestrogènes par leur structure, ces molécules issues de végétaux provoqueraient la même réaction : une inhibition de la résorption de l’os. Le choix est difficile en remplacement d’un THM. L'homme ingèreavec ses aliments environun grammede polyphénols chaque jour, soit dix fois plus que de vitamine C et 100 fois plus que de caroténoïdes ou vitamine E et l'on estime que les fruits et légumes contribuent pour moitié à ces apports. Ils sont capables de piéger les radicaux libres, de protéger des pathologies cardiovasculaires. Ils seraient impliqués dans la prévention des cancers,  pourraient aussi exercer des effets protecteurs contre les maladies hormono-dépendantes telle que l'ostéoporose : ce sont là quelques unes des actions des polyphénols relatées par nos scientifiques. Il est cependant difficile de prédire l’efficacité d’un apport alimentaire par les phytoestrogènes, étant donné la variabilité des facteurs de biodisponibilité individuelle. La biodisponibilité individuelle est liée à la capacité de la flore et des mucines de notre intestin à libérer les isoflavones des protéines de soja, souvent l’apport d’un sachet par semaine d’un produit probiotique améliore l’efficacité intestinale.

 

La sécurité des Phytœstrogènes

Dans les populations asiatiques, les études épidémiologiques d’observation montrent qu’une consommation importante d’isoflavones de soja est associée à une densité minérale osseuse élevée. La consommation de produits dérivés du soja ainsi que celle d’isoflavones réduit le risque de cancer du sein de façon significative chez les femmes asiatiques. Cette réduction de risque, correspond à un niveau d’apport entre 30 et 40 mg/jour dès l’adolescence et dans un contexte alimentaire favorable (apport important de produits végétaux, d’acides gras de la série n-3, et apport faible de lipides saturés). L’extrapolation est cependant délicate car notre population de femmes ménopausées n’est pas asiatique et l’environnement n’est pas le même.
Notre référentiel de sécurité est l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments)qui écrit en mars 2005 :
« La prise en compte de la limite au delà de laquelle des phénomènes de toxicité pourraient apparaître chez l’Homme, s’élève à 1mg/kg de poids corporel/j d’aglycones pour les isoflavones ».
« Risque de prolifération et de croissance tumorale chez des femmes ayant présenté des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein. »
En résumé : pour une femme de 60 kg cela représente une dose de 60 mg d’isoflavones de soja. En deçà de cette dose (ce qui est le cas lorsque l’on respecte la posologie indiquée sur les boîtes d’extraits de soja), aucun effet indésirable n’a été observé. Toutefois, les extraits de soja sont déconseillés aux femmes ayant eu un cancer hormono-dépendant.
L’AFSSA a statué sur les isoflavones de soja et non sur les autres substances polyphénoliques actuellement sur le marché. La prudence doit conduire la femme ménopausée à consommer plutôt des isoflavones que par exemple des entérolignanes très à la mode à l’heure actuelle.
Un produit comme B.Concept Nutri Ménopause est à base d’isoflavones de protéine de soja.

La ménopause est une période normale de la vie de la femme. Une prise en charge globale de cette période est nécessaire à travers le bon choix des aliments et des compléments alimentaires adaptés, sans oublier une hygiène de vie intégrant l’activité physique et l’éloignement des pollutions environnementales. Vis-à-vis du THM, la femme à la ménopause a le choix de suivre ou non ce traitement. Si elle décide de s’en passer, elle peut certainement utiliser les isoflavones extraits du soja pour l’aider face à la gestion de sa ménopause, en respectant les recommandations de l’AFSSA.


Bernard DOUTRES
Pharmacien DU Diététique et Nutrithérapie

Références :

http://afssaps.sante.fr/
http://www.lanutrition.fr/L-ostéoporose (1,2)
Guérir de la Ménopause Docteur John R LEE éditions « Santé pour Tous »
Enquête Phytœstrogènes mars 05 AFSSA
Augustin Scalbert (Laboratoire des maladies métaboliques et micronutriments, INRA, Centre de Recherche de Clermont-Ferrand/Theix) les polyphénols.


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