Recommandations nutritionnelles
Écrit par Mon pharmacien Mercredi, 15 Juillet 2009 07:42
L’objectif du PNNS avec ce programme : améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population.
C'est au cours de l'enfance que les besoins nutritionnels sont les plus intenses. La croissance, le développement psychomoteur et intellectuel des enfants ainsi que leurs activités demandent beaucoup d'énergie. Il est primordial de veiller à ce que leur alimentation apporte les nutriments, vitamines, sels minéraux et oligo-éléments recommandés par les spécialistes.
En France, entre 1980 et 1996, le nombre de cas d’obésité a été multiplié par 2,5 chez les enfants de dix ans. Parmi les collégiens et les lycéens, 12 % souffrent d’obésité et 22 % de surpoids. La sédentarité est une des principales causes d’obésité ou d’excès de poids chez ces jeunes. Les études ont montré que la surcharge pondérale était fortement liée au temps passé devant la télévision et les jeux vidéo. Ce lien s’explique par le fait que ces activités favorisent le grignotage.
Devant cette vague de surpoids et d’obésité infantiles, les autorités de santé se mobilisent autour de repères simples afin de prévenir, voire de guérir ces problèmes de déséquilibre alimentaire : moins de gras, moins de sucre, plus d’activité physique, telles sont les consignes officielles. Elles obligent également les industriels de l’agroalimentaire à accompagner les messages publicitaires de conseils nutritionnels et d’une référence au site Internet du Programme national nutrition et santé : www.mangerbouger.fr.

A la base de la pyramide, on trouve les les produits céréaliers : pains, céréales, pommes de terre et légumes secs.
Le PNNS conseille :
- d’en consommer à chaque repas et selon l'appétit
- de favoriser les aliments céréaliers complets ou le pain bis.
- de privilégier la variété.
Le deuxième étage est occupé par les fruits et légumes. Le PNNS recommande d’en consommer au moins 5 par jour et à chaque repas plus en cas de petits creux. Vous pouvez varier avec des fruits et légumes crus, cuits, nature ou préparés, frais, surgelés ou en conserve.
A troisième étage on retrouve le lait et les produits laitiers (yaourts, fromages) à consommer à raison de 3 par jour tout en privilégiant la variété et les fromages les plus riches en calcium, les moins gras et les moins salés.
Cet étage est également celui des viandes, volailles, produits de la pêche et œufs à consommer 1 à 2 fois par jour et en quantité inférieure à celle de l'accompagnement.
- Pour les viandes : privilégier la variété des espèces et les morceaux les moins gras.
- Pour le poisson : au moins 2 fois par semaine.
Au quatrième étage on trouve les matières grasses ajoutées.
La consigne :
- Limiter la consommation
- Privilégier les matières grasses végétales (huiles d'olive, de colza...).
- Favoriser la variété.
- Limiter les graisses d'origine animale (beurre, crème...).
Enfin le sommet de la pyramide alimentaire est occupé par les produits sucrés dont le PNNS recommande de limiter la consommation. Le programme conseille notamment de faire attention aux boissons sucrées et aux aliments gras et sucrés à la fois (pâtisseries, crèmes dessert, chocolat, glaces...).
Côté boissons le PNNS recommande de l’eau à volonté au cours et en dehors des repas. Il recommande de limiter les boissons sucrées (privilégier les boissons allégées).
Côté alcool, ne pas dépasser, 2 verres de vin par jour (de 10 cl) pour les femmes* et 3 pour les hommes. 2 verres de vin sont équivalents à 2 demis de bière ou 6 cl d'alcool fort.
Enfin les autorités recommandent de limiter la consommation de sel en préférant le sel iodé. Il donne les conseils suivants pour manger moins de sel :
- Ne pas resaler avant de goûter.
- Réduire l'ajout de sel dans les eaux de cuisson.
- Limiter les fromages et les charcuteries les plus salés et les produits apéritifs salés.
Ce qu’il y a de bon dans le PNNS :
- Réduire les sucres simples
Nous avons dès 1999 relevé que la consommation de sucres ajoutés est associée à un risque accru de diabète et d’obésité. A l’époque, cette affirmation était raillée par les nutritionnistes français. En 2001, l’Afssa estimait même que l’idée que les sucres entraînent du diabète relève d’une croyance non-scientifique. Trois ans plus tard, elle faisait machine arrière et admettait l’évidence.
- Manger au moins 5 fruits et légumes
Même si les bienfaits des fruits et légumes sont certainement surestimés, en particulier pour prévenir les cancers, ils aident à stabiliser le poids, à prévenir les maladies cardiovasculaires et dégénératives, à commencer par l’ostéoporose et surtout, plus il y en a dans l’alimentation, moins il y a de place pour des aliments plus discutés pour leurs effets sur la santé (céréales).
Ce qu’il y a de bizarre dans le PNNS
- Augmenter les pommes de terre et les céréales
La plupart des pommes de terre et des céréales vendues en France ont un index glycémique élevé, qui est associé à un risque de surpoids et d’obésité. Le fait que le PNNS mette l’accent sur les céréales complètes et le pain bis ne change pas grand-chose à l’affaire. Certes cette recommandation si on la suit a pour effet positif d’augmenter la teneur en fibres et minéraux. Mais l’index glycémique du blé, qu’il soit complet ou raffiné ne varie pas beaucoup, comme nous l’écrivons dans Le régime IG minceur.
Enfin, les céréales contribuent de manière très importante à l’acidose chronique qui caractérise le régime alimentaire occidental. Tout ce qui contribue à hypertrophier la place des céréales dans nos assiettes contribue à cette acidose, qui est un facteur de risque de l’ostéoporose.
- Limiter les matières grasses
Cette initiative part d’une bonne intention : les matières grasses étant plus caloriques (9 calories par gramme) que les glucides (4 calories par gramme), en limitant les premières, on s’imagine qu’on combattra le surpoids et l’obésité. Malheureusement, ça ne marche pas (lire encadré). LaNutrition considère qu’il est préférable de mettre l’accent sur la qualité des graisses, plutôt que sur leur quantité. A cet égard, le PNNS ne fait pas clairement la distinction entre matières grasses de bonnes et moins bonnes qualités, sous le prétexte qu’il ne faut pas « diaboliser » des aliments.
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Mercredi, 15 Juillet 2009



