Recommandations nutritionnelles

L’objectif du PNNS avec ce programme : améliorer l’état de santé de l’ensemble de la population.

C'est au cours de l'enfance que les besoins nutritionnels sont les plus intenses. La croissance, le développement psychomoteur et intellectuel des enfants ainsi que leurs activités demandent beaucoup d'énergie. Il est primordial de veiller à ce que leur alimentation apporte les nutriments, vitamines, sels minéraux et oligo-éléments recommandés par les spécialistes.
En France, entre 1980 et 1996, le nombre de cas d’obésité a été multiplié par 2,5 chez les enfants de dix ans. Parmi les collégiens et les lycéens, 12 % souffrent d’obésité et 22 % de surpoids. La sédentarité est une des principales causes d’obésité ou d’excès de poids chez ces jeunes. Les études ont montré que la surcharge pondérale était fortement liée au temps passé devant la télévision et les jeux vidéo. Ce lien s’explique par le fait que ces activités favorisent le grignotage.
Devant cette vague de surpoids et d’obésité infantiles, les autorités de santé se mobilisent autour de repères simples afin de prévenir, voire de guérir ces problèmes de déséquilibre alimentaire : moins de gras, moins de sucre, plus d’activité physique, telles sont les consignes officielles. Elles obligent également les industriels de l’agroalimentaire à accompagner les messages publicitaires de conseils nutritionnels et d’une référence au site Internet du Programme national nutrition et santé : www.mangerbouger.fr.

A la base de la pyramide, on trouve les les produits céréaliers : pains, céréales, pommes de terre et légumes secs.

Le PNNS conseille :

- d’en consommer à chaque repas et selon l'appétit
- de favoriser les aliments céréaliers complets ou le pain bis.
- de privilégier la variété.

Le deuxième étage est occupé par les fruits et légumes. Le PNNS recommande d’en consommer au moins 5 par jour et à chaque repas plus en cas de petits creux. Vous pouvez varier avec des fruits et légumes crus, cuits, nature ou préparés, frais, surgelés ou en conserve.
A troisième étage on retrouve le lait et les produits laitiers (yaourts, fromages) à consommer à raison de 3 par jour tout en privilégiant la variété et les fromages les plus riches en calcium, les moins gras et les moins salés.

Cet étage est également celui des viandes, volailles, produits de la pêche et œufs à consommer 1 à 2 fois par jour et en quantité inférieure à celle de l'accompagnement.
- Pour les viandes : privilégier la variété des espèces et les morceaux les moins gras.
- Pour le poisson : au moins 2 fois par semaine.

Au quatrième étage on trouve les matières grasses ajoutées.

La consigne :

- Limiter la consommation
- Privilégier les matières grasses végétales (huiles d'olive, de colza...).
- Favoriser la variété.
- Limiter les graisses d'origine animale (beurre, crème...).


Enfin le sommet de la pyramide alimentaire est occupé par les produits sucrés dont le PNNS recommande de limiter la consommation. Le programme conseille notamment de faire attention aux boissons sucrées et aux aliments gras et sucrés à la fois (pâtisseries, crèmes dessert, chocolat, glaces...).
Côté boissons le PNNS recommande de l’eau à volonté au cours et en dehors des repas. Il recommande de limiter les boissons sucrées (privilégier les boissons allégées).
Côté alcool, ne pas dépasser, 2 verres de vin par jour (de 10 cl) pour les femmes* et 3 pour les hommes. 2 verres de vin sont équivalents à 2 demis de bière ou 6 cl d'alcool fort.

Enfin les autorités recommandent de limiter la consommation de sel en préférant le sel iodé. Il donne les conseils suivants pour manger moins de sel :
- Ne pas resaler avant de goûter.
- Réduire l'ajout de sel dans les eaux de cuisson.
- Limiter les fromages et les charcuteries les plus salés et les produits apéritifs salés.

Ce qu’il y a de bon dans le PNNS :

- Réduire les sucres simples
Nous avons dès 1999 relevé que la consommation de sucres ajoutés est associée à un risque accru de diabète et d’obésité. A l’époque, cette affirmation était raillée par les nutritionnistes français. En 2001, l’Afssa estimait même que l’idée que les sucres entraînent du diabète relève d’une croyance non-scientifique. Trois ans plus tard, elle faisait machine arrière et admettait l’évidence.

- Manger au moins 5 fruits et légumes
Même si les bienfaits des fruits et légumes sont certainement surestimés, en particulier pour prévenir les cancers, ils aident à stabiliser le poids, à prévenir les maladies cardiovasculaires et dégénératives, à commencer par l’ostéoporose et surtout, plus il y en a dans l’alimentation, moins il y a de place pour des aliments plus discutés pour leurs effets sur la santé (céréales).

Ce qu’il y a de bizarre dans le PNNS

- Augmenter les pommes de terre et les céréales
La plupart des pommes de terre et des céréales vendues en France ont un index glycémique élevé, qui est associé à un risque de surpoids et d’obésité. Le fait que le PNNS mette l’accent sur les céréales complètes et le pain bis ne change pas grand-chose à l’affaire. Certes cette recommandation si on la suit a pour effet positif d’augmenter la teneur en fibres et minéraux. Mais l’index glycémique du blé, qu’il soit complet ou raffiné ne varie pas beaucoup, comme nous l’écrivons dans Le régime IG minceur.
Enfin, les céréales contribuent de manière très importante à l’acidose chronique qui caractérise le régime alimentaire occidental. Tout ce qui contribue à hypertrophier la place des céréales dans nos assiettes contribue à cette acidose, qui est un facteur de risque de l’ostéoporose.

- Limiter les matières grasses
Cette initiative part d’une bonne intention : les matières grasses étant plus caloriques (9 calories par gramme) que les glucides (4 calories par gramme), en limitant les premières, on s’imagine qu’on combattra le surpoids et l’obésité. Malheureusement, ça ne marche pas (lire encadré). LaNutrition considère qu’il est préférable de mettre l’accent sur la qualité des graisses, plutôt que sur leur quantité. A cet égard, le PNNS ne fait pas clairement la distinction entre matières grasses de bonnes et moins bonnes qualités, sous le prétexte qu’il ne faut pas « diaboliser » des aliments.

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Le coin enfant

La Langue des Signes (LSF) nécessite un apprentissage très long. Elle suit des règles particulières et à une grammaire propre tandis que le Langage Parlé Complété (LPC) est une aide à la lecture labiale qui est utilisé chez les enfants sourds implantés. L'implant cochléaire ne transforme pas pour autant un enfant sourd en enfant entendant, il permet à celui-ci d'entendre mieux son environnement sonore (ce qui facilite son attention) et de s'entendre (ce qui améliore sa voix et son articulation). Le LPC complète avec des codes gestuels la langue orale. L’enfant traduit tous les sons de la langue parlée avec une série de gestes simples (que ses proches peuvent apprendre aussi). Ainsi, il visualise la phrase complète avec chaque mot qu’elle comporte. Le LPC permet aussi d’éviter les confusions provoquées par les sosies labiaux (les mots pour lesquels la lecture labiale est la même).
L'ALPC : 21-23 rue des 4 Frères Peignot - 75015 Paris
Site : http://www.alpc.asso.fr

« La découverte annuelle d’environ 500 cas de saturnisme indique qu’il existe toujours en France des enfants surexposés » indique le BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire).
Le plomb est un métal largement répandu dans l’environnement, en outre, la pollution de l’habitat par la dégradation des peintures anciennes contenant des sels de plomb, la contamination de l’eau par les canalisations en plomb, la pollution atmosphérique due à l’utilisation du plomb dans les carburants automobiles, sont autant de sources spécifiques d’exposition. Chez l’enfant, particulièrement sensible au risque saturnin (près de 50 % du plomb ingéré passe dans le sang contre 10 % chez l’adulte), l’intoxication par le plomb provoque des troubles de la croissance et du développement psychomoteur de réversibilité variable.

L’association « Magie à l’hôpital – Du rêve pour les enfants » qui a déjà dix ans d’existence, vient de publier un nouvel ouvrage. « Magélys. La poupée magicienne, au pays de Moubah », raconte l’histoire d’une petite fille qui s’évade de la maladie grâce à sa poupée et voyage vers d’autres rivages : une belle aventure magnifiquement illustrée, destinée aux enfants de 4 à 8 ans. Cet ouvrage est disponible au prix de 15 euros (hors frais d’envoi) sur le site www.magie-hopital.com ou à l’adresse suivante : Magie à l’hôpital – Du rêve pour les enfants, 7 rue Guynemer 37390, La Membrolle (Tours). Les bénéfices seront intégralement réinvestis dans l’achat de tours de magie offerts aux enfants, l’achat de matériel spécialisé destiné aux magiciens bénévoles qui donnent des spectacles dans différents services des hôpitaux pour tenter de faire oublier, ne serait-ce qu’un instant, la maladie aux enfants hospitalisés.
La 5ème édition de la journée nationale de prévention et d’information sur l’obésité infantile se déroulera le samedi 10 janvier 2009. Aujourd’hui en France, un enfant sur cinq est en surcharge pondérale. Face à ce constat, l’AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire), soulignera la nécessité de respecter les bases de l’équilibre alimentaire et d’une bonne hygiène de vie au quotidien avec le soutien du PNNS (Programme National Nutrition Santé) et celui de l’INPES (Institut National de Prévention et d’Education pour la santé).
Les personnes des milieux les moins favorisés sont les plus touchées par l’obésité. Dans ce contexte, l’AFPA donnera des conseils en fonction des modes de vie de chaque famille. Les habitudes alimentaires se prennent dès le plus jeune âge. Apprécier les saveurs que procurent les aliments en couvrant ses besoins nutritionnels, dans le cadre de l’échange convivial du repas, définit parfaitement le terme « nourriture », qui au XVI ème siècle, désignait à la fois l’« éducation » et l’« alimentation ». L’ensemble des recommandations sera fourni par des pédiatres, véritables spécialistes de la santé du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent sous forme d’ateliers, de conférences, d’animations, pour informer et sensibiliser les familles. Renseignements et détails par ville, disponibles sur le site www.afpa.org