Le bégaiement

C’est un trouble de l’élocution bien connu qui provoque un langage en saccade, avec des blocages sur certains mots ou certaines lettres. Cela constitue un handicap pénible qui peut perturber considérablement la vie sociale. Dans ce trouble, l’intelligence n’est pas en cause. Le garçon est trois fois plus touché que la fille. Ce trouble touche 5 à 10 % des enfants en maternelle.
Les causes

* Un point commun aux bègues est un choc psychoaffectif, ou une personnalité hyperémotive ou encore une timidité maladive.
* Il semblerait qu’il existe en outre un terrain héréditaire dans un cas sur trois.

Les différents types de bégaiement

* La répétition d’une syllabe, telle qu’on la voit chez les petits enfants de 2 à 3 ans. Cette persistance plus tard est pathologique. C’est le bégaiement clonique.
* Le bégaiement tonique, est une sorte de crispation totale sur le premier mot qui ne peut être émis durant quelques secondes. La suite vient normalement.
* Le bégaiement tonico-clonique est un mélange des deux : après le blocage, la suite vient avec des mots saccadés entrecoupés de blocages et de mouvements désespérés du visage pour que les mots sortent. C’est le type le plus fréquent.
* L’inhibition totale est une forme de bégaiement : la personne ne peut pas débuter sa phrase immédiatement. On a l’impression pendant quelques secondes qu’elle ne l’a pas entendue.
L’évolution

* Elle est extrêmement variable, car le bégaiement dépend de la vie. Tel événement ou tel choc va déclencher le bégaiement (généralement entre l’âge de 2 à 9 ans). Parfois, l’apparition se fait sur plusieurs années et s’installe progressivement.
* Les émotions et le stress aggravent le bégaiement. Les conversations au téléphone ont tendance à l’aggraver, alors que le chant et la récitation se font sans bégayer.
* Le handicap peut être majeur, perturbant totalement la vie sociale et relationnelle, au point que bien des bègues se renferment dans le mutisme pour ne pas souffrir.
* Dans près de 25% des cas, le bégaiement s’inscrit dans le contexte d’un retard mental.

Traitement

* Il repose d’abord sur un bilan du handicap et du langage en général. On effectue également un bilan des autres compartiments de la pensée (intelligence, mémoire, émotion, etc.)
* Ensuite, la rééducation par un orthophoniste avec en plus des séances de relaxation permettent de réduire le handicap.
* La psychothérapie comportementale et d’autres formes de psychothérapies permettent également une amélioration très nette. D’autres techniques existent, comme la rééducation par le chant ou par la parole scandée qui tiennent beaucoup à la personnalité et à l’engagement personnel des rééducateurs.

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L’attitude des parents

* Elle est très difficile car les parents ont envie de souffler le mot à l’enfant, ce qui l’énerve souvent encore plus et le bloque davantage. De plus, c’est nerveusement pénible, car les phrases sont hachées, le discours difficile à suivre, et les éclats de voix du bègue fréquents pour sortir ses mots.
* La patience est la seule et difficile vertu qu’il convient d’adopter. La moralisation, l’énervement, le faux calme, la pitié, les conseils bien intentionnés ne sont vécus par le bègue que comme des humiliations supplémentaires. Les parents doivent donc faire un travail sur eux-mêmes s’ils veulent aider leur enfant, en se souvenant que les bègues guérissent dans 80% des cas vers l’adolescence.

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Le coin enfant

La Langue des Signes (LSF) nécessite un apprentissage très long. Elle suit des règles particulières et à une grammaire propre tandis que le Langage Parlé Complété (LPC) est une aide à la lecture labiale qui est utilisé chez les enfants sourds implantés. L'implant cochléaire ne transforme pas pour autant un enfant sourd en enfant entendant, il permet à celui-ci d'entendre mieux son environnement sonore (ce qui facilite son attention) et de s'entendre (ce qui améliore sa voix et son articulation). Le LPC complète avec des codes gestuels la langue orale. L’enfant traduit tous les sons de la langue parlée avec une série de gestes simples (que ses proches peuvent apprendre aussi). Ainsi, il visualise la phrase complète avec chaque mot qu’elle comporte. Le LPC permet aussi d’éviter les confusions provoquées par les sosies labiaux (les mots pour lesquels la lecture labiale est la même).
L'ALPC : 21-23 rue des 4 Frères Peignot - 75015 Paris
Site : http://www.alpc.asso.fr

« La découverte annuelle d’environ 500 cas de saturnisme indique qu’il existe toujours en France des enfants surexposés » indique le BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire).
Le plomb est un métal largement répandu dans l’environnement, en outre, la pollution de l’habitat par la dégradation des peintures anciennes contenant des sels de plomb, la contamination de l’eau par les canalisations en plomb, la pollution atmosphérique due à l’utilisation du plomb dans les carburants automobiles, sont autant de sources spécifiques d’exposition. Chez l’enfant, particulièrement sensible au risque saturnin (près de 50 % du plomb ingéré passe dans le sang contre 10 % chez l’adulte), l’intoxication par le plomb provoque des troubles de la croissance et du développement psychomoteur de réversibilité variable.

L’association « Magie à l’hôpital – Du rêve pour les enfants » qui a déjà dix ans d’existence, vient de publier un nouvel ouvrage. « Magélys. La poupée magicienne, au pays de Moubah », raconte l’histoire d’une petite fille qui s’évade de la maladie grâce à sa poupée et voyage vers d’autres rivages : une belle aventure magnifiquement illustrée, destinée aux enfants de 4 à 8 ans. Cet ouvrage est disponible au prix de 15 euros (hors frais d’envoi) sur le site www.magie-hopital.com ou à l’adresse suivante : Magie à l’hôpital – Du rêve pour les enfants, 7 rue Guynemer 37390, La Membrolle (Tours). Les bénéfices seront intégralement réinvestis dans l’achat de tours de magie offerts aux enfants, l’achat de matériel spécialisé destiné aux magiciens bénévoles qui donnent des spectacles dans différents services des hôpitaux pour tenter de faire oublier, ne serait-ce qu’un instant, la maladie aux enfants hospitalisés.
La 5ème édition de la journée nationale de prévention et d’information sur l’obésité infantile se déroulera le samedi 10 janvier 2009. Aujourd’hui en France, un enfant sur cinq est en surcharge pondérale. Face à ce constat, l’AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire), soulignera la nécessité de respecter les bases de l’équilibre alimentaire et d’une bonne hygiène de vie au quotidien avec le soutien du PNNS (Programme National Nutrition Santé) et celui de l’INPES (Institut National de Prévention et d’Education pour la santé).
Les personnes des milieux les moins favorisés sont les plus touchées par l’obésité. Dans ce contexte, l’AFPA donnera des conseils en fonction des modes de vie de chaque famille. Les habitudes alimentaires se prennent dès le plus jeune âge. Apprécier les saveurs que procurent les aliments en couvrant ses besoins nutritionnels, dans le cadre de l’échange convivial du repas, définit parfaitement le terme « nourriture », qui au XVI ème siècle, désignait à la fois l’« éducation » et l’« alimentation ». L’ensemble des recommandations sera fourni par des pédiatres, véritables spécialistes de la santé du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent sous forme d’ateliers, de conférences, d’animations, pour informer et sensibiliser les familles. Renseignements et détails par ville, disponibles sur le site www.afpa.org