Le Canabis

Vous n’avez jamais fumé de cannabis ?
Cette brochure vous donnera toutes les raisons pour ne pas commencer.
Vous pensez que c’est un produit inoffensif ?
Vous trouverez ici des informations et des témoignages sur la dépendance qu’il peut provoquer.

Si vous êtes consommateur,
cette brochure vous expliquera les risques que vous courez, et vous donnera aussi la possibilité d’évaluer où vous en êtes par rapport à votre consommation.
Enfin, vous y trouverez toutes les adresses et numéros utiles pour être informé et éventuellement aidé dans une démarche pour arrêter votre consommation.
Julien, 16 ans
“Au début, il ne me fallait qu’un joint pour être défoncé. J’étais content. Tout le monde était dans le même état, on rigolait. Mais après, quand je me suis mis à fumer tout le temps, ce n’est plus devenu un amusement.
Les gens disent qu’on ne peut pas devenir dépendant, mais au bout de deux ans, j’ai remarqué que je ne pouvais pas passer une journée sans. Deux jours à m’en passer, c’était un exploit, carrément.”

L’avis du spécialiste
• Une consommation régulière de cannabis peut conduire à l’installation d’une dépendance chez certaines personnes.
L’usage régulier se transforme alors en habitude de vie. La recherche de cannabis, de lieux et d’occasions où on peut en fumer devient une obsession.
La dépendance s’installe progressivement.
Elle est essentiellement psychologique.
• Alors que certaines personnes s’arrêtent de fumer très facilement, les personnes dépendantes sousestiment souvent leur dépendance au cannabis et auront du mal à s’en passer.

Recommandation : pour évaluer où vous en êtes avec le cannabis, il peut être intéressant de faire un bilan de votre consommation. Vous pouvez vous aider de questionnaires comme celui fi gurant dans cette brochure ou vous adresser à des lieux proposant de l’aide pour vous accompagner dans cette démarche. Il est ensuite plus facile de
prendre des décisions adaptées à votre situation.
Jean-Pierre Couteron, consultation Jeunes usagers de cannabis de Mantes-la-Jolie (78)

Julien, 16 ans
“Je fume 4 à 5 joints par jour. Depuis deux ans, je n’arrive pas à me motiver, je sèche les cours, parce qu’à la longue on ne peut plus fumer à chaque interclasse et arriver à l’heure aux cours, on sait qu’on va se faire renvoyer donc on fi nit par ne même plus y aller. Même à la maison, je n’arrive plus à me concentrer, à faire mes devoirs, je n’ai plus aucune motivation.”
Samuel 14 ans
“Il y a le problème quand on fume avant d’aller en cours. Bon, ça, j’en ai fait les frais pendant trois ou quatre mois. J’avais le petit pétard du midi et puis on reprenait les cours à 13 h. Donc, moi, j’étais complètement défoncé. Et c’est clair qu’on n’imprime rien. Même si on écrit ce qu’on entend, si on se relit à la fi n de la journée, on n’a rien imprimé. Du coup, moi, j’ai foiré un trimestre comme ça. Voilà.”
L’avis du spécialiste
• Il est clairement établi que le cannabis diminue les capacités de mémoire immédiate, de concentration, de vigilance et d’attention chez les jeunes usagers, tant qu’ils sont sous l’effet du cannabis.
• Une fois l’effet dissipé, il n’est pas prouvé qu’un usage régulier entraîne une dégradation permanente de la mémoire mais, ce qui est sûr, c’est qu’en diminuant les capacités
d’apprentissage, il entraîne souvent de sérieuses diffi cultés scolaires.

Thomas, 16 ans
“Moi, je n’ai pas le permis de conduire. Par contre, j’ai fait du roller, du vélo ou du scooter sous cannabis. Ça va, jusqu’à un certain point, c’est-à-dire qu’effectivement, si on en fume un tout petit peu et qu’on n’a pas l’habitude d’en fumer, on va être un peu plus attentif.
Mais, quand on en fume régulièrement, on est défoncé, donc on a moins de réfl exes, l’attention est moins bonne. Par exemple, en roller, on arrive à un croisement et puis on dit qu’on gère le virage, en fait on ne le gère pas. Au mieux, on tombe tout seul, au pire, on fait tomber des gens ou on se fait renverser par une voiture.”
L’avis du spécialiste
La consommation de cannabis entraîne un certain nombre d’effets pouvant rendre dangereuse la conduite d’un véhicule :
• mauvais réfl exes en situation d’urgence,
• diffi culté de contrôler une trajectoire,
• mauvaise coordination des mouvements,
• temps de réaction allongé.
Ces effets peuvent durer de 2 à 10h suivant les individus. La prise combinée d’alcool et de cannabis aggrave considérablement ces effets, même si l’alcool a été consommé à faible dose : le mélange accroît donc les risques d’accidents.

OÙ SE RENSEIGNER ET DEMANDER DE L’AIDE

LES LIGNES TÉLÉPHONIQUES :

ÉCOUTE CANNABIS : 0 811 91 20 20
Tous les jours de 8 h à 20 h.
Coût d’une communication locale depuis un poste fixe.
Ecoute Cannabis, ligne spécifi que dédiée aux problèmes liés à la consommation de cannabis, propose :
• une aide et un soutien adaptés aux besoins de chacun,
• des informations précises sur les effets, les risques, la loi, les lieux d’accueil,
• des conseils de prévention,
• une orientation vers des professionnels compétents.

Information INPES L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé

 

 

FIL SANTÉ JEUNES : 0 800 235 236
Tous les jours de 8 h à minuit, anonyme et gratuit.
Ce service offre aux jeunes une écoute individualisée en matière de santé physique, psychique et sociale par des psychologues et des médecins.

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Le coin enfant

La Langue des Signes (LSF) nécessite un apprentissage très long. Elle suit des règles particulières et à une grammaire propre tandis que le Langage Parlé Complété (LPC) est une aide à la lecture labiale qui est utilisé chez les enfants sourds implantés. L'implant cochléaire ne transforme pas pour autant un enfant sourd en enfant entendant, il permet à celui-ci d'entendre mieux son environnement sonore (ce qui facilite son attention) et de s'entendre (ce qui améliore sa voix et son articulation). Le LPC complète avec des codes gestuels la langue orale. L’enfant traduit tous les sons de la langue parlée avec une série de gestes simples (que ses proches peuvent apprendre aussi). Ainsi, il visualise la phrase complète avec chaque mot qu’elle comporte. Le LPC permet aussi d’éviter les confusions provoquées par les sosies labiaux (les mots pour lesquels la lecture labiale est la même).
L'ALPC : 21-23 rue des 4 Frères Peignot - 75015 Paris
Site : http://www.alpc.asso.fr

« La découverte annuelle d’environ 500 cas de saturnisme indique qu’il existe toujours en France des enfants surexposés » indique le BEH (Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire).
Le plomb est un métal largement répandu dans l’environnement, en outre, la pollution de l’habitat par la dégradation des peintures anciennes contenant des sels de plomb, la contamination de l’eau par les canalisations en plomb, la pollution atmosphérique due à l’utilisation du plomb dans les carburants automobiles, sont autant de sources spécifiques d’exposition. Chez l’enfant, particulièrement sensible au risque saturnin (près de 50 % du plomb ingéré passe dans le sang contre 10 % chez l’adulte), l’intoxication par le plomb provoque des troubles de la croissance et du développement psychomoteur de réversibilité variable.

L’association « Magie à l’hôpital – Du rêve pour les enfants » qui a déjà dix ans d’existence, vient de publier un nouvel ouvrage. « Magélys. La poupée magicienne, au pays de Moubah », raconte l’histoire d’une petite fille qui s’évade de la maladie grâce à sa poupée et voyage vers d’autres rivages : une belle aventure magnifiquement illustrée, destinée aux enfants de 4 à 8 ans. Cet ouvrage est disponible au prix de 15 euros (hors frais d’envoi) sur le site www.magie-hopital.com ou à l’adresse suivante : Magie à l’hôpital – Du rêve pour les enfants, 7 rue Guynemer 37390, La Membrolle (Tours). Les bénéfices seront intégralement réinvestis dans l’achat de tours de magie offerts aux enfants, l’achat de matériel spécialisé destiné aux magiciens bénévoles qui donnent des spectacles dans différents services des hôpitaux pour tenter de faire oublier, ne serait-ce qu’un instant, la maladie aux enfants hospitalisés.
La 5ème édition de la journée nationale de prévention et d’information sur l’obésité infantile se déroulera le samedi 10 janvier 2009. Aujourd’hui en France, un enfant sur cinq est en surcharge pondérale. Face à ce constat, l’AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire), soulignera la nécessité de respecter les bases de l’équilibre alimentaire et d’une bonne hygiène de vie au quotidien avec le soutien du PNNS (Programme National Nutrition Santé) et celui de l’INPES (Institut National de Prévention et d’Education pour la santé).
Les personnes des milieux les moins favorisés sont les plus touchées par l’obésité. Dans ce contexte, l’AFPA donnera des conseils en fonction des modes de vie de chaque famille. Les habitudes alimentaires se prennent dès le plus jeune âge. Apprécier les saveurs que procurent les aliments en couvrant ses besoins nutritionnels, dans le cadre de l’échange convivial du repas, définit parfaitement le terme « nourriture », qui au XVI ème siècle, désignait à la fois l’« éducation » et l’« alimentation ». L’ensemble des recommandations sera fourni par des pédiatres, véritables spécialistes de la santé du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent sous forme d’ateliers, de conférences, d’animations, pour informer et sensibiliser les familles. Renseignements et détails par ville, disponibles sur le site www.afpa.org