Devenir propre
Mise à jour le Mercredi, 15 Juillet 2009 14:32 Écrit par Mon pharmacien Mercredi, 15 Juillet 2009 12:31
Vous le sentez prêt. S’il n’en manifeste pas spontanément le souhait, proposez-lui de s’installer sur le pot. Après les heures des repas (propices aux événements attendus), mais également quand il en éprouve le désir. N’hésitez pas à lui réitérer cette proposition au fil des jours. Ne vous étonnez pas si dans les premiers temps, vous ne trouvez que du pipi au fond du pot. La maturation de la vessie et des sphincters n’est pas forcément concomitante.
-Selon le sexe
Sur ce plan, les filles semblent plus précoces que les garçons. Bien des interprétations sont données. Pour certains, les garçons seraient plus sensibles aux contraintes parentales. Pour d’autres, dont Françoise Dolto, ils feraient une relation entre le plaisir de satisfaire le besoin d’uriner et le plaisir des pulsions sexuelles. Et auraient donc, plus encore que les filles, la sensation de « perdre » quelque chose de lui quand il va à la selle.
Ainsi, il est essentiel que tout le monde (parents, grands-parents, nounou…) adopte une attitude et un discours décontractés sur le sujet. A bannir absolument, toute association de vocabulaire entre selles et saleté. Y compris si l’enfant joue avec le contenu de son pot : une attitude fréquente dans les premiers temps de l’apprentissage. En ce cas, expliquez avec bienveillance que ce n’est pas dans les habitudes humaines.
-Dans tous les cas, Ã vivre sans contraintes
Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, la contrainte est donc à bannir. Vous prendriez le risque de faire de la propreté un enjeu de pouvoir entre vous et votre enfant.
-Ce n’est pas une compétition : n’écoutez que votre enfant, et rien que lui.
Peu importe que le petit Jules d’à côté ait été propre à 16 mois, de jour, mais aussi de nuit ! En la matière, seul importe le rythme de votre enfant.
-Et la nuit ?
Là aussi, il n’y a pas de règle établie. Si certains enfants n’ont plus du tout de couche à deux ans, d’autres n’acquièrent la propreté diurne qu’à quatre. A ces derniers, rappelez régulièrement que dormir sans couche est une possibilité. Regardez également l’état de la couche au matin. Sèche plusieurs jours de suite : votre enfant n’en a plus besoin !
Une régression possible
Sachez toutefois que certains éléments peuvent faire régresser votre enfant. L’entrée à l’école maternelle, la naissance d’un petit frère ou d’une petite sœur… Une perturbation momentanée dont amour et dialogue viendront à bout.
A lire ensemble
Pour les garçons : Petit loup et son Pot, de Benoît Marchon et Michel Backès (Ed. Actes Sud)
Pour les filles : Je veux mon petit pot de Tony Ross (Ed. Gallimard Jeunesse)
Pour tous : Pipi Caca Popo !, de Magdalena et Laurent Richard (Ed. Flammarion)
Quelques trucs de mamans…
-   Profiter de l’été pour laisser votre enfant les fesses à l’air. Il appréciera ce sentiment de liberté.
-   En hiver, changez-lui ses couches dès qu’elles sont sales, et laissez le une bonne heure en culotte.
-   Préférez le pot aux toilettes, qui peuvent se révéler trop impressionnantes.
-   Ranger le pot à côté des toilettes et expliquer à votre enfant qu’il en est seul propriétaire.
-   Installez-vous sur les toilettes à ses côtés, la première fois que vous lui proposez le pot.
-Â Â Â Utilisez les changes complets qui se baissent comme une culotte.
-   Choisissez des vêtements simples à enlever.
A ne pas faire...
-   Ne pas monnayer la réussite de l’entreprise par une récompense.
-   Punir ou gronder votre enfant en cas d’accident.
-   Lui imposer de rester sur le pot s’il n’en a pas envie
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Mercredi, 15 Juillet 2009


