Audition : le dépistage

Le dépistage néo-natal et post-natal

Dans la plupart des régions de France, beaucoup reste à faire pour que le dépistage soit systématique à la naissance et dans les premiers mois de la vie de l’enfant. Au vu de la loi, tous les enfants doivent bénéficier d’un examen de l’audition à 8 jours, 9 mois et 24 mois. Il existe pour cela des tests spécifiques.

Des études récentes ont été menées par une équipe de chercheurs américains sur le dépistage de la surdité chez les nouveaux-nés. Ces études, réalisées par le professeur Christine Yoshinaga-Itano de l’Université du Colorado démontrent que des nouveaux-nés sourds dépistés avant l’âge de 6 mois et pris en charge aussitôt, développent de meilleures possibilités linguistiques et auront probablement de meilleures chances d’insertion sociale que ceux dépistés après cet âge.
Elles ont ainsi mis en évidence l’âge charnière de 6 mois pour ce type de dépistage.
Ces résultats plaident pour un dépistage néo-natal qui ne soit plus réservé aux nourissons à risque, mais étendu à tous les nouveaux-nés.

Durant la grossesse

La déficience auditive chez l’enfant peut être due à des causes infectieuses contractées par la mère : toxoplasmose, cytomégalovirus, rubéole ainsi qu’à des causes d’origine génétique. Certains médicaments pris lors de la grossesse peuvent également entraîner une surdité chez l’enfant.Chez l’enfant A la naissance : le recours à une réanimation peut entraîner, dans certains cas, une surdité.
Les otites à répétition sont, elles aussi, responsables de l’altération du tympan ou de l’oreille moyenne, en particulier les otites séreuses. Ce type d’otite beaucoup plus insidieux, provoque une inflammation de l’oreille moyenne qui, dépistée trop tardivement peut être cause de surdité. Une perte auditive au niveau de l’oreille moyenne peut entraîner des difficultés dans le développement de l’enfant et des retards dans l’apprentissage du langage.
Les méningites peuvent être aussi à la source d’altération de l’audition.
Les surdités de perception et/ou de transmission certaines fois, peuvent avoir une origine génétique

Les médicaments sont parfois une cause de surdité

Certaines lésions de l’oreille interne (au niveau de la cochlée ou du vestibule) peuvent être causées par certains antibiotiques. Aux Etats-Unis, on estime que la surdité médicamenteuse touche entre 2 et 3 patients sur 1000 traités par un médicament ototoxique.
Plus de 130 médicaments ont été reconnus potentiellement ototoxiques, parmi lesquels certains antibiotiques (Streptomycine, Viomycine, Sisomycine, etc), des anti-inflammatoires (Dupéran, Indicid), des diuritiques (Lasilix), les oestrogènes et la vitamine A (facteur aggravant de l’otospongiose) ou encore la quinine qui peut entraîner des effets secondaires (acouphènes, hypoacousie ou vertiges).

Les causes génétiques

La recherche génétique a mis en évidence plusieurs points qui soulignent le facteur héréditaire de certaines déficiences auditives.
L’existence de bases héréditaires à la sensibilité de l’oreille au bruit.
L’apparition de troubles auditifs chez les personnes d’âge mûr.
La vulnérabilité à une classe d’antibiotique (les aminoglycosides), comme en témoigne Christine Petit, chercheur au CNRS de Paris : " nous savons aujourd’hui qu’ils peuvent induire des surdités chez des individus porteurs de mutations dans certains gènes ". Citer cet article sur votre site

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