Le syndrome métabolique
Écrit par Mon pharmacien Mardi, 14 Juillet 2009 10:33
Sous le vocable de syndrome métabolique ou Syndrome X ou Syndrome d’Obésité centrale ou Syndrome de Résistance à l’Insuline se cache l’ennemi public n°1 en terme de santé publique.Par définition un syndrome est un ensemble de symptômes se retrouvant dans des maladies différentes, ne permettant pas à eux seuls de caractériser une maladie. C’est par essence quelque chose d’insidieux qui s’installe sans crier gare et ayant des conséquences fortes sur le maintien de la santé de la population.
Ce syndrome a été découvert dans les années 50 par le Professeur Jean Vague. Sa compréhension sur le plan physiopathologique s’est beaucoup améliorée. On sait maintenant qu’il est le principal facteur de risque cardiovasculaire, plus encore que l’hypercholestérolémie.
Il est la conjonction de plusieurs facteurs de risques :
troubles de la tolérance glucidique dyslipidémie caractérisée par une augmentation des triglycérides et une diminution du HDL-Cholestérol hypertension artérielle. Les scientifiques ont essayé de normaliser l’approche du syndrome X pour la communauté médicale et à l’heure actuelle on peut considérer qu’une personne présente cette anomalie si elle répond à 3 paramètres sur les 5 facteurs suivants :
- obésité abdominale :tour de taille supérieur à 102 cm pour un homme et 88 cm pour une femme
- HDL-Cholestérol inférieur à 0.40 g/l pour un homme et 0.50 g/l pour une femme
- Triglycérides supérieur à 1.5 g/l
- Glycémie à jeun supérieure à 1.10 g/l
- Pression artérielle supérieure ou égale à 130-85 mm Hg
- (NECP National Cholestérol Education Programme)
La mesure de l’obésité abdominale est un moyen simple à réaliser pour tout un chacun. C’est le premier indice qui doit nous alerter et nous faire prendre conscience de nos mauvaises habitudes alimentaires. Une mesure plus précise peut être faite en pharmacie en utilisant des appareils d’impédancemétrie. Le surpoids avec une masse grasse supérieure à 25% est la première marche de l’insulino-résistance. Le poids n’est pas un bon indice de mesure car nous pouvons être léger mais gras et à l’inverse lourd mais maigre aussi l’IMC indice de masse corporelle (IMC = poids / taille²) n’est pas une bonne indication.
Ce qui caractérise le plus un syndrome métabolique hormis les anomalies précédentes est l’insulino-résistance.
En effet, le patient insulino-résistant doit, pour maintenir une glycémie normale, compenser par un hyperinsulinisme qui peut être responsable, dix ans avant l’apparition du diabète, des premières lésions rétiniennes, coronariennes, rénales et vasculaires. Lorsque l’on décèle les premiers symptômes du syndrome X, d’une certaine façon, c’est comme d’avoir réservé un billet sur le Titanic.
L’insulino-résistance conduit a une augmentation du taux circulant d’insuline responsable du stockage des sucres en gras de réserve : la lipogenèse. Nous fabriquons notre obésité abdominale et nous augmentons nos risques de pathologies induites.
Pour se sensibiliser à nouveau à l’insuline, la perte de l’excès de tissu adipeux est la priorité. L’hyper insulinémie, conséquence de l’alimentation industrielle, est la cause de bien des maladies et joue un rôle d’accélérateur du processus de vieillissement.
La consommation d’un soda par jour augmente de 50 % le risque de développer l’obésité et le diabète non insulino dépendant DNID.
Les moyens de lutte
Une activité physique de 30 minutes par jour en endurance (footing, marche, vélo, natation.) est le premier moyen. L’activité physique va permettre d’optimiser le rendement du corps et ainsi réguler le taux de glucose circulant. Elle intervient également sur la prévention des pathologies cardiovasculaires en augmentant le HDL-Cholestèrol.
Le réglage alimentaire avec la diminution de l’alcool, des sodas, des acides gras saturés apportant des glucides rapides et des mauvaises graisses est nécessaire. L’augmentation des fruits et légumes, des produits ralentisseurs du glucose sanguin est à initier chez les personnes atteintes du syndrome X.
L’hyperinsulinisme est la conséquence de notre alimentation industrielle moderne.
Avec l’âge il s’installe une insulino-résistance naturelle qui conduit l’individu à vieillir plus vite. La recherche des aliments santé riches en fibres tels que les légumineuses, les fruits secs, les graines oléagineuses est le meilleur outil de prévention de l’inversion masse maigre - masse grasse. Le corps prend 1 gramme de graisse par jour, 1 kilogramme tous les 3 ans et ceci à partir de 30 ans.
Plus on prend de l’âge, plus il faut diminuer les sucres rapides de son alimentation, favoriser les sucres complexes. Si l’on consomme un sucre rapide, les protéines et les fibres sont d’excellents ralentisseurs du passage du glucose dans le sang. On stocke moins en graisses.
La recherche d’un meilleur mode de vie est essentielle, mais n’est pas suffisante par elle-même pour éviter ce syndrome métabolique.
L’alimentation actuelle conduit à un certain nombre de déficiences constatées par les enquêtes épidémiologiques : la complémentation nutritionnelle est devenue malheureusement essentielle.
Quels sont les compléments utiles pour lutter contre le syndrome de résistance à l’insuline ?
Le chrome, le magnésium, le zinc, les oméga-3 peuvent modifier favorablement la durée de vie, réduire l’incidence de maladies chroniques induites par l’âge et améliorer les symptômes nuisibles du syndrome X.
Le chrome est un élément à part dans cette complémentation. Cet oligoélément fait partie intégrante du Facteur de Tolérance au Glucose et son action se situe au maintien d’une glycémie stable. L’alimentation moderne souffre d’un manque de chrome, les plats préparés, les aliments grillés ou surgelés ne contiennent peu ou pas de chrome.
Une alimentation où abondent pain blanc, confiture, limonades, biscuits ou autres aliments riches en sucres raffinés augmente l’insuline et prédispose le sujet à faire une hypoglycémie réactionnelle. Le sucre appelle le sucre, c’est bien connu. Cet état d’hypoglycémie est associé à la fatigue, aux maux de tête, à l’insomnie, à la mauvaise humeur et à un gain pondéral suite aux grignotages entre les repas et à l’ingestion de calories vides.
Des recherches ont montré qu’une supplémentation en chrome peut contribuer à réguler la lipémie en équilibrant le rapport entre cholestérol total et cholestérol HDL.
En pratique :
Il faut surveiller son obésité abdominale et ses paramètres sanguins de manière régulière.
Procéder à un réglage alimentaire faisant une part belle aux aliments santé riches en fibres et protéines. Ne pas oublier le thé vert comme boisson santé.
Se complémenter à travers un produit généraliste amenant zinc, vitamines B, sélénium etc.
B Concept Homme, Femme ou Senior sont des produits à utiliser. Si le stress est important, il faut penser à une complémentation en B Concept magnésium. Il ne faut pas oublier le duo gagnant : B Concept Oméga 3 et B Concept Antioxydant.
Si nous sentons une dérive de nos comportements vers un grignotage accentué, une envie fréquente de sucre, il faut utiliser du chrome à travers B Concept Chrome à prendre de préférence à la fin du repas de midi.
Bernard DOUTRES Pharmacien DU Diététique et Nutrithérapie
Pharmacien DU Diététique et Nutrithérapie
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