Le régime paléolithique
Mise à jour le Mardi, 14 Juillet 2009 10:51 Écrit par Mon pharmacien Mardi, 14 Juillet 2009 10:46
Cro-magnon ?
On parle beaucoup du régime paléolithique et de ses vertus importantes pour la santé.
Vrai ou faux : peut-on s’en imprégner pour échafauder une stratégie de santé ?
Il est vrai que génétiquement nous sommes des hommes du paléolithique, notre potentiel n’a pas évolué depuis ces temps ancestraux, nos métabolismes ont les mêmes attentes qu’il y a10 000 ans.
Aujourd’hui l’homme a évolué au niveau de sa vie quotidienne.
Cette évolution a t’elle une influence négative ou positive sur la santé et le bien être ?
Pour répondre à ces questions de manière objective, il faut tracer les grandes lignes du régime paléolithique.
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Le régime paléolithique
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A travers les études de paléontologues renommés il est possible de visualiser beaucoup mieux l’alimentation des Hommes de Cro-Magnon (Homo sapiens sapiens) de -35000 ans à -9000 ans : une quasi-identité sur le plan ostéologique, taille élancée 1,70 à 1,80 m, plus grands que nous et bien plus que nos grands parents, un cerveau de 1400 ml, une durée de vie brève (liée aux infections de germes banals), pouvant atteindre 50 ans.
Les Homo sapiens sont des omnivores, ils se nourrissent par définition d’aliments d’origine animale pour 35 % et d’aliments d’origine végétale pour 65 %.
Mais cette proportion entre ces deux sources alimentaires n’est pas une constante.
Au paléolithique l’éventail des plantes comestibles est très large (Leroi-Gourhan 1945), bien plus que l’étroit choix des plantes cultivées aujourd’hui par les agriculteurs et elles sont souvent plus riches en protides. Les végétaux verts (tiges et feuilles) et les végétaux charnus (tubercules, racines, fruits et grosses graines) sont consommés partout (crus, bouillis, rôtis ou frits) et donnent lieu à des mises en réserve pour l’hiver.
Dans la ration quotidienne, l’abondance, le nombre et la variété des végétaux consommés sont fonction des conditions climatiques, de la saisonnalité mais aussi d’un certain choix culturel.
La répartition des macronutriments nécessaires à la fabrication de l’énergie et à la construction du corps était la suivante :
-         protéines         33 %
-         glucides           46 %
-         lipides             21 %
Des protides à foison mais de temps à autre.
Dans le régime apportant 35 % de gibier et 65 % de végétaux, la ration protidique représente 251,1 g dont 190,7 g d’origine animale et 60,4 g d’origine végétale.
Les paléolithiques ne connaissent pas les deux inconvénients qu’ont pour nous les protéines animales :
leur association avec une teneur élevée en lipides chez les animaux d’élevage
leur prix de revient (il faut 10 kg de protéines végétales pour fabriquer 1 kg de protéines animales)
La composition même des gibiers et des poissons est peu riche en lipides.
La dépense moyenne énergétique était de 3500 Kcal au minimum et correspondait au nombre de calories nécessaires pour pallier au statut de chasseur, pécheur, cueilleur de l’époque
La répartition des acides gras des lipides était qualitative et se rapprochait des recommandations des experts actuels. On avait 23,7 % d’acides gras saturés (graisses des viandes entre autres), 42 % d’acides gras mono insaturés (actuel, acide oléique de l’huile d’olive) et 37 % d’acides gras poly insaturés (Oméga 3 et Oméga 6).
Les apports en vitamines et en minéraux étaient importants avec des répartitions différentes.
Pour le calcium le quantitatif journalier était de 1500 mg et pour le sodium de 690 mg.
L’homme du paléolithique consommait beaucoup de fibres, de l’ordre de 100 à 150 g par jour.
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Grandes caractéristiques de l’alimentation au paléolithique
- Quantité importante de protéines d’origine animale
- Quantité raisonnable de glucides
- Quantité importante de fibres
- Quantité raisonnable de sodium
- Quantité importante de calcium
- Quantité importante d’A.G.P.I dont beaucoup Oméga 3
- Quantité raisonnable de graisses saturées
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Au paléolithique nous sommes en présence d’humains ayant une alimentation équilibrée, raisonnée avec à la fois l’énergie et le respect des éléments essentiels à la vie que notre alimentation doit nous donner.
Apports d’oméga 3, de fibres, de bonnes vitamines ….
En fait l’alimentation au paléolithique parait adaptée à l’espèce humaine.
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L’EVOLUTION de Cro-magnon à 1900
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La fin du nomadisme avec sa recherche perpétuelle de zones à gibiers et la venue de la sédentarité depuis 9000 années ont conduit la population humaine à changer de mode alimentaire.
La taille des hommes qui est un paramètre de bonne alimentation a varié schématiquement en trois temps :
une augmentation de la stature 1 m à nos origines 1.80 m au Cro-magnon
une baisse au néolithique de 10 % environ
une reprise staturale depuis quelques décennies
La baisse de taille au néolithique serait due à différents facteurs :
-
apparition des céréales comme base alimentaire
-
diminution de l’apport protéique
-
agressions nutritionnelles (disettes et famines liées aux aléas climatiques sur les mono cultures)
-
maladies épidémiques
-
réduction de l’apport et de l’absorption du calcium.
Céréales, élevage, produits laitiers, sucres sont les gros bouleversements alimentaires de cette époque.
Mais cette évolution n’est rien par rapport à la révolution alimentaire que nous avons subie depuis 1900.
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REVOLUTION alimentaire depuis 1900
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Depuis la révolution industrielle de 1900 le schéma nutritionnel a été bouleversé.
L’introduction de divers produits dans l’élevage et la culture intensive des plantes, constituent une véritable pollution alimentaire. L’emploi de méthodes pour accélérer et intensifier le rendement débouche souvent sur une carence en vitamines et surtout en minéraux.
La diminution quantitative des aliments ingérés ne nous permet plus d’amener au corps les éléments essentiels à la vie.
L’apport des viandes riches en graisses saturées, des sucres rapides, l’introduction du tabac, de l’alcool et des drogues modernes sont des cumuls de risques qui conduisent à des pathologies de société
Les produits BIO sont intéressants non pas par les plus en vitamines, minéraux et oligoéléments mais surtout par les moins qu’ils amènent en toxiques.
L’espérance de vie a augmenté grâce aux progrès de l’hygiène et de la thérapeutique, mais les maladies chroniques dégénératives ont explosé dans les pays riches
DNID, Obésité, Athérome des artères, Hypertension essentielle, nombreux cancers.
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|
Nutriments |
Paléolithique supérieur |
Experts actuels |
|
Protides (%) |
33 |
12 |
|
Glucides (%) |
46 |
58 |
|
Lipides (%) |
21Â (20-25) |
30 |
|
Acides gras Poly insaturés / saturés |
1,41 |
0,08 |
|
Cholestérol (mg) |
520 |
300 |
|
Fibres (g) |
100-150 |
30-60 |
|
Sodium (mg) |
690 |
1100-3300 |
|
Calcium (mg) |
1500-2000 |
800-1600 |
|
Acide ascorbique = vit C (mg) |
440 |
60-110 |
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Quelles leçons pouvons nous tirer du régime paléolithique et quelles adaptations alimentaires sont réalisables ?
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Les bouleversements de la société dans les domaines de l’alimentation, l’environnement, la pollution, le non respect de la nature, des cultures et de l’élevage nous conduisent à un
mal être général. Cela se traduit par deux expressions fortes :
le syndrome de fatigue chronique
le stress généralisé.
Que recherchons nous si ce n’est le bien être et la santé et tout cela dans un corps sain et bien proportionné.
Le régime paléolithique nous trace la voie menant à cet objectif.
Nous avons oublié les fondamentaux de la vie et de la nature, et cette piqûre de rappel est nécessaire pour en retrouver la voie.
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EN PRATIQUE
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On doit remettre en cause notre alimentation sur le plan des apports en macronutriments glucides, lipides et protides.
Les glucides rapides doivent être baissés et nous devons faire une place plus importante à des aliments glucidiques complets et synergiques. C’est le cas avec les légumes secs et les fruits secs qui pour les premiers amènent des glucides, des protéines et des fibres.
Il sera même quelquefois important d’aider le métabolisme des glucides et éviter
l’insulino- résistance en faisant appel à des produits contenant du chrome. (B Concept femme par exemple)
Les protéines sont essentielles en particulier sur la prévention de pathologies liées à l’âge comme l’ostéoporose (perte de trame osseuse protéinée avec comme conséquence la déminéralisation). 1 gramme de protéine pure par Kg de poids et par jour
Elles le sont aussi pour l’ensemble de nos métabolismes et le bon maintien de la peau par exemple.
Le quantitatif est important car il correspond à 5 grammes d’aliments riches en protéines par Kg de poids et par jour, tels que  viandes, poissons, œufs, soja, légumes secs, fromages à pâte dure.
Si l’apport de 350 grammes d’aliments pour 70 Kg vous parait irréalisable, pensez aux sachets repas Bio Concept Protéines, de préférence le matin et à 17 heures.
Les lipides sont à baisser en quantité et doivent aller vers l’excellence.
Consommons des Oméga 3, ces derniers se répartissent en priorité vers les  organes nobles tels que le cerveau et la rétine au niveau des membranes pour une meilleure réactivité.
Consommons 1 à 2 c à soupe de colza par jour et 250 grammes 3 fois par semaine de poissons gras.
Si cela est impossible consommons des capsules de B Concept Oméga 3
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Les hommes du paléolithique nous ont montré la voie sur le plan de la gestion des micronutriments.
Il faut aller chercher les aliments riches en vitamines en mangeant 5 à 10 fruits et légumes par jour, les aliments riches en minéraux et oligoéléments à travers la consommation de produits de la mer, et en particulier coquillages et crustacés riches en zinc et en sélénium.
Mais il ne faut pas oublier les eaux minéralisées pour l’apport en magnésium et en calcium dont l’assimilation est supérieure au lait de vache.
Cependant concernant les micronutriments notre mode de production a tellement changé que par rapport au quantitatif de nourriture actuel ingéré (2200 Kcal pour un homme au lieu de 3500 Kcal au paléolithique) nous n’avons plus le quantitatif souhaitable : il faut se complémenter.
La prise d’un complément nutritionnel synergique B Concept Homme ou Femme ou Senior est nécessaire tous les jours dans un but d’équilibre de vie.
Si les cumuls de risques sont forts (tabac, alcool, médicaments, pollution, stress psychologique, pathologies..) l’addition d’un B Concept Antioxydant sera souhaitable
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En conclusion le régime paléolithique peut nous aider en nous indiquant le chemin de l’équilibre nécessaire pour le bien être et la santé. Il faut bien sur l’adapter en se complémentant correctement, le cumul de risques de notre société n’étant plus le même qu’il y a 15000 ans.
Le mois de mars est propice au bon usage de l’alimentation car il faut déjà penser aux beaux jours et à l’excès de poids hivernal...
Un bon équilibre alimentaire va nous y aider.
Bernard DOUTRESPharmacien DU Diététique et Nutrithérapie
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